La police évacue le dernier campement de migrants du nord-est de Paris

EVACUATION Depuis le 7 novembre, les autorités évacuent, un à un, les campements de migrants dans le nord-est de la capitale, à la demande du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner

20 Minutes avec AFP

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Des tentes d'un campement de migrants, porte d'Aubervilliers, en octobre 2019.
Des tentes d'un campement de migrants, porte d'Aubervilliers, en octobre 2019. — Christophe ARCHAMBAULT / AFP

Les forces de l’ordre évacuaient ce mardi matin le dernier campement de migrants à Paris, a annoncé la préfecture de police, répondant ainsi à la promesse gouvernementale de vider le nord-est de la capitale de ces camps insalubres.

« Fin de l’opération d’évacuation à la porte de la #Villette », a tweeté, à 8h20, la préfecture de police, deux heures après un premier tweet annonçant le début de l’opération.

La semaine dernière, plus de 1.400 migrants avaient été évacués du camp de la Porte d'Aubervilliers. Entre 900 et 1.800 personnes, selon un décompte fourni par la préfecture de région, vivaient dans ce camp qui a pris ces dernières semaines des allures de bidonville au bord du périphérique.

Changement de doctrine

La doctrine des autorités dans la gestion de ces campements a changé lors de l’évacuation de quelque 1.600 personnes à cheval sur Paris et la Seine-Saint-Denis, notamment à la Porte de la Chapelle, le 7 novembre.

Estimant que ces sites constituaient une « anomalie » du système d’hébergement, Christophe Castaner avait alors annoncé leur évacuation avant la fin 2019. Depuis, plus aucune réinstallation sur la Porte de la Chapelle n’est possible grâce à un imposant dispositif des forces de l’ordre.