Paris : Evacuation d'un important camp de migrants dans le nord-est de la capitale

PARIS Plusieurs centaines de personnes vivent dans ce camp de la Porte d’Aubervilliers

20 Minutes avec AFP

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Evacuation d'un camp de migrants par la police, à Paris le 7 novembre 2019 (illustration).
Evacuation d'un camp de migrants par la police, à Paris le 7 novembre 2019 (illustration). — Francois Mori/AP/SIPA

Une importante opération d’évacuation du campement de migrants de la Porte d’Aubervilliers à Paris, où vivaient plusieurs centaines de personnes, a débuté mardi matin, a constaté un journaliste de l’AFP.

Encadrés par un important dispositif policier, des migrants qui avaient planté des tentes ou monté des baraquements de fortune au bord du périphérique s’acheminaient vers des bus à destination de gymnases ou de centres d’accueil franciliens, dans une opération conjointe de la préfecture de police de Paris et de la préfecture de la région Ile-de-France.

Entre 900 et 1.800 personnes, selon un décompte fourni par la préfecture de région, vivaient dans ce camp qui a pris ces dernières semaines des allures de bidonville au bord du périphérique. L’opération de la Porte d’Aubervilliers « fait suite à celle de début novembre à la Porte de la Chapelle et se situe dans la continuité des engagements pris » par le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, a déclaré sur place le préfet de police Didier Lallement.

« Les Parisiens l’attendent »

« J’ai proposé au ministre un changement d’approche » pour ces camps qui vise à « libérer la zone » une fois l’évacuation terminée, a-t-il ajouté. « Vous pourrez constater qu’à la Chapelle le terrain est libre de toute installation. Nous allons procéder exactement de la même manière, avec un dispositif policier » pour empêcher des reformations de camps Porte d’Aubervilliers, a-t-il poursuivi, ajoutant : « les Parisiens l’attendent ».

La doctrine des autorités dans la gestion de ces campements a changé lors de l’évacuation de quelque 1.600 personnes à cheval sur Paris et la Seine-Saint-Denis, notamment à la Porte de la Chapelle, le 7 novembre.

Estimant que ces sites constituaient une « anomalie » du système d’hébergement, Christophe Castaner avait alors annoncé leur évacuation avant la fin 2019. Depuis, plus aucune réinstallation sur la Porte de la Chapelle n’est possible grâce à un imposant dispositif des forces de l’ordre.