Paris : Une statue de René Goscinny inaugurée ce jeudi devant les fenêtres où vivait l’auteur de BD

MONUMENT Une statue en bronze de trois mètres est inaugurée ce jeudi midi à l’angle des rues Singer et de Boulainvilliers, à Paris

Stéphane Leblanc

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La statue de René Goscinny inaugurée le 23 janvier à Paris
La statue de René Goscinny inaugurée le 23 janvier à Paris — S.LEBLANC / 20 MINUTES
  • René Goscinny est mort en 1977, c’est pourtant la première fois qu’on érige à Paris une statue en hommage au plus célèbre des auteurs français de BD.
  • L’hommage qui lui est rendu s’inscrit dans le cadre de l’année de la BD.
  • La statue est située en face du 56, rue de Boulainvilliers, à Paris, où Goscinny a vécu entre 1967 et 1977 et écrit la plupart de ses chefs-d’œuvre.

Ils se sont donné rendez-vous ce jeudi à midi : Franck Riester, le ministre de la Culture, Anne Hidalgo, la maire de Paris, Anne Goscinny, sa fille, Sempé, son vieux complice du Petit Nicolas, Jul, le nouveau scénariste de Lucky Luke, Emmanuel Guibert, l’un des finalistes, comme l'an dernier, du Grand Prix d’Angoulême, Véronique Cabu, l’épouse du dessinateur de Charlie Hebdo qui avait signé avec lui La Potachologie

René Goscinny face à l'immeuble où il a vécu entre 1967 et 1977.
René Goscinny face à l'immeuble où il a vécu entre 1967 et 1977. - S.LEBLANC / 20 MINUTES

Tous viendront rendre hommage à René Goscinny, dont une statue en bronze de trois mètres a été érigée sur une pelouse appartenant à la SNCF, devant les fenêtres du 56, rue de Boulainvilliers (Paris XVIe), où le célèbre scénariste de BD a vécu les dix dernières années de sa vie, entre 1967 et 1977.

Astérix dans la main, Lucky Luke à ses pieds

La statue représente le plus célèbres des scénaristes de bande dessinée debout sur la bibliothèque de ses principales œuvres, ses personnages à ses côtés : Astérix dans sa main, le Petit Nicolas sur son épaule, Lucky Luke à ses pieds.

« C’est un hommage à l’auteur de bande dessinée, plus qu’à ses créations qui ont fini par largement l’éclipser, insiste Aymar du Chatenet, l’administrateur de l’Institut René-Goscinny. Il était temps qu’on se souvienne que cet homme a révolutionné la BD en France et l’a propulsée dans la catégorie des arts majeurs. Le choix du ministère de la Culture de faire de 2020 l'année de la BD va dans ce sens. C’est un signe fort qui ne peut que contribuer à faire bouger sinon les lignes, du moins les bulles… »

Pour Aymar du Chatenet, le plus remarquable dans la statue de René Goscinny signée Sébastien Langloÿs, « c’est son sourire et ces fossettes en pointes de diamant des deux côtés des lèvres ». Deux détails à peine perceptibles, même quand on s’approche, mais qui traduisent bien l’humour et la joie de vivre d’un auteur de génie bien trop tôt disparu.