Quel prix à quelle date ? Le calendrier 2020 pour optimiser ses locations sur Airbnb à Paris

INFO « 20 MINUTES » La société Guest Ready s’est basée sur les données des années passées pour réaliser ses estimations, que nous dévoilons en exclusivité

N.R.

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Vue sur les toits de Paris.
Vue sur les toits de Paris. — Thibault Camus/AP/SIPA
  • Une étude publiée ce vendredi dévoile le calendrier des prix des locations Airbnb à Paris.
  • Le mois de juin est le plus rentable pour les propriétaires, alors que le mois d’août est le plus abordable pour les touristes.
  • L’activité d’Airbnb à Paris est surveillée de très près par la mairie, avec plusieurs contentieux en cours.

Après celui des pompiers et des éboueurs, un nouveau calendrier s’annonce fort pratique pour les propriétaires d’un logement à Paris et les touristes ayant prévu un séjour dans la capitale cette année. A partir de données collectées pendant quatre ans (2016-2019) sur un millier de locations Airbnb, la société de conciergerie Guest Ready a élaboré un « calendrier 2020 de l’hôte Airbnb », que 20 Minutes vous dévoile en exclusivité.

« Il existe des périodes dans l’année où il sera plus propice de louer son appartement, explique Jacques Lavie, directeur commercial et marketing de Guest Ready. Cela peut permettre au propriétaire d’élaborer une stratégie pour rentabiliser son bien et optimiser ses départs en vacances ».

Le mois d’août, abordable pour les touristes

D’après les projections de la société, le mois de juin sera celui où les prix des locations Airbnb seront les plus élevés, avec une moyenne de 103 euros par nuit. A l’inverse, les mois de janvier et février (respectivement 80 euros et 79 euros par nuit) sont plus abordables pour les touristes, et moins rentables pour les propriétaires. Mais la vraie surprise, c’est que le mois d’août devrait offrir des tarifs encore plus bas : 72 euros par nuit et par logement, selon l’étude.

Le calendrier des locations Airbnb élaboré par Guest Ready.
Le calendrier des locations Airbnb élaboré par Guest Ready. - Guest Ready

« En août, le taux d’occupation [nombre de logements réservés par rapport à tous ceux disponibles] est de seulement 71 %, relève Jacques Lavie. Cela s’explique par le nombre d’offres en location saisonnière qui augmente – car les Parisiens partent en vacances –, tandis que la demande diminue. Par conséquent, les prix d’un logement Airbnb sont moins élevés ».

Ces moyennes de prix sur un mois peuvent varier fortement au moment d’un événement particulier. En janvier, par exemple, le salon « Maison et objet » devrait faire augmenter les prix (+14 euros en moyenne par nuit du 17 au 21 janvier), tout comme la Fashion week fin février (+10 euros en moyenne entre le 24 février et le 3 mars). En mai et juin, c’est évidemment Roland-Garros qui fera augmenter les tarifs, avec des logements proposés à 120 euros en moyenne pendant le tournoi.

Airbnb en conflit avec la mairie

Les propriétaires des 52.000 logements proposés à la location dans la capitale (chiffres Airbnb) doivent néanmoins suivre quelques règles pour optimiser leur bien. Lorsqu’il s’agit d’une résidence principale, la location à des tiers ne peut excéder 120 jours par an. Les exceptions à ce plafond (bail mobilité, meublé touristique, absence du logement principal pour raisons professionnelles ou de santé) sont encadrées.

Des règles insuffisamment respectées selon la mairie de Paris. Alors qu’Airbnb affirme que seulement 1.000 logements sont loués de manière continue, elle estime de son côté qu' « entre 25.000 et 30.000 » appartements seraient loués à l’année via la plateforme dans la capitale. Pas forcément de manière illégale, mais c’est autant de logements en moins pour des locataires potentiels qui souhaiteraient habiter à Paris.

En février 2019, la mairie a d’ailleurs assigné AirBnb en justice pour avoir mis en ligne 1.000 logements non enregistrés. Un autre conflit est remonté jusqu’au niveau européen : la Cour de justice de l’union européenne (CJUE) devra notamment se prononcer dans les prochains mois sur la loi française qui soumet les locations sur des plateformes touristiques à une autorisation préalable de la mairie dans les grandes villes comme Paris.