Attaque au couteau à Villejuif : La compagne de l’assaillant placée en garde à vue

ENQUETE Elle est soupçonnée d’avoir menacé de commettre une action violente contre les forces de l’ordre

20 Minutes avec AFP

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Forces de l'ordre et pompiers sur place à Villejuif, après une attaque au couteau, le 3 janvier 2020.
Forces de l'ordre et pompiers sur place à Villejuif, après une attaque au couteau, le 3 janvier 2020. — CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

La compagne de l’auteur de l’attaque de Villejuif (Val-de-Marne), tué par les forces de l’ordre vendredi après avoir fait un mort et deux blessés, a été placée ce mardi en garde à vue pour « association de malfaiteurs terroristes », a indiqué une source judiciaire à l’AFP.

La jeune femme, avec qui l’assaillant souhaitait se marier religieusement, a été interpellée mardi midi à son domicile de Palaiseau (Essonne), où a eu lieu une perquisition il y a quelques jours. Tous deux s’étaient convertis à l’islam. Selon Le Parisien, elle est soupçonnée d’avoir menacé de commettre une action violente contre les forces de l’ordre.

« Radicalisation certaine » de l’assaillant

Nathan C., âgé de 22 ans et souffrant de problèmes psychiatriques, a été abattu vendredi après avoir frappé avec un couteau plusieurs personnes dans un parc de Villejuif (Val-de-Marne), tuant un passant et blessant deux femmes. A l’issue des premières investigations, le parquet national antiterroriste (Pnat) s’est finalement saisi du dossier, relevant la « radicalisation certaine » de l’assaillant et une « préparation organisée de son passage à l’acte ».

Selon la procureure de Créteil Laure Beccuau, des témoins ont décrit une attitude d'« extrême détermination », se disant « frappés » par le « calme apparent » du jeune homme, qui est passé à l’acte aux cris constants d'« Allah Akbar ! ». D’après les premiers éléments de l’enquête, ce dernier a d’abord épargné un promeneur parce qu’il était musulman, avant de s’attaquer à un couple, tuant l’homme au niveau du coeur et blessant grièvement sa femme de 47 ans, puis une joggeuse, touchée au niveau du dos.

Décrit par sa famille comme « brillant intellectuellement », Nathan C. faisait l’objet d’un suivi psychiatrique « depuis l’âge de 5 ans ». Il avait été hospitalisé à plusieurs reprises et était sorti d’un établissement en mai dernier avant d’arrêter son traitement en juin, selon Laure Beccuau.