Attaque au couteau de Villejuif : Un homme poignarde des passants, un mort et deux blessés

FAITS DIVERS Selon la préfecture de police de Paris, les policiers ont fait usage de leur arme de service pour neutraliser l’agresseur, qui est décédé

Caroline Politi

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Les secours et la police près de l'endroit où un homme a poignardé des passants, le 3 janvier 2020 à Villejuif.
Les secours et la police près de l'endroit où un homme a poignardé des passants, le 3 janvier 2020 à Villejuif. — CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Ce vendredi, en début d’après-midi, un homme a poignardé des passants dans le parc des Hautes-Bruyères, à Villejuif, dans le Val-de-Marne (94). Le bilan provisoire fait état d’une personne décédée, d’une seconde dans un état grave et d’un blessé relatif, a d’abord précisé le parquet de Créteil. Dans la soirée, une source proche du dossier a déclaré à 20 Minutes qu’aucun des deux blessés n’avait désormais son pronostic vital engagé.

Selon nos informations, on compte parmi les victimes un couple : l’homme, âgé d’une cinquantaine d’années, serait décédé en tentant de protéger sa femme. Cette dernière a été grièvement blessée. Dans son périple meurtrier, l’assaillant a « tenté de s’attaquer à d’autres victimes qui sont parvenues à l’éviter », a précisé la procureure, Laure Beccuau.

Selon les premiers éléments de l’enquête, l’auteur présumé a pris la fuite à pied jusqu’à la commune voisine de l’Haÿ-les-Roses. C’est là, sur le parking d’un supermarché Carrefour, que des policiers de la brigade anticriminalité (BAC) du Kremlin-Bicêtre, une commune voisine, l’ont « neutralisé », faisant usage de leurs armes de service. L’homme, vêtu d’une djellaba, est décédé sur place, précise une source proche du dossier. Arrivé sur les lieux en début d’après-midi, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a salué la « grande réactivité » des fonctionnaires.

Le parquet national antiterroriste en observateur

L’assaillant est un individu né en 1997 aux Lilas et de nationalité française. Il n’a qu’une inscription au fichier des antécédents judiciaires pour des faits de violences en manifestation. Mais aucune poursuite n’a été engagée contre lui. En revanche, d’après une source proche de l’enquête, il a des antécédents psychiatriques et a fait plusieurs séjours dans des hôpitaux spécialisés, dont au moins un à Saint-Anne à Paris, il y a quelques années.

Les investigations ont été confiées à la police judiciaire du Val-de-Marne, qui analyse en ce moment plusieurs éléments, dont un sac retrouvé à une centaine de mètres de l’assaillant avec des documents religieux, qui laissent penser à une conversion. Si le parquet national antiterroriste suit de près les développements de l’enquête, le parquet de Créteil reste pour l’heure compétent pour superviser cette affaire.