Un an avec les toxicos de la Chapelle

Angeline Benoit - ©2008 20 minutes

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En matière de crack, Stalingrad a gardé une réputation sulfureuse. Mais les habitants du Nord-Est savent exactement où circulent encore les accros du « caillou ». Notamment à la porte de la Chapelle, où Tristan Jordis, auteur du livre Crack, a consigné ses nuits passées avec les toxicomanes. Sans oublier son propre traumatisme. « Se mettre en scène permet de faire ressortir la violence du milieu, les trajectoires des personnes », explique ce trentenaire passé par la sociologie et le journalisme. Pas de chiffres, peu de dates, le propos n'est pas une analyse du crack à Paris. Et pour cause, comme Jordis le reconnaît, c'est d'abord pour lui qu'il a passé un an à boire des bières et à fumer des joints avec ses « potos ». « C'est comme ça, non ? On commence un projet pour soi puis on revient vers les autres. »