Grève à Paris : La mairie annonce une aide de 2,5 millions d’euros pour les commerçants

SOCIETE La mairie de Paris a décidé de débloquer une aide de 2,5 millions d’euros pour aider les commerçants et artisans parisiens impactés par les grèves

Romain Lescurieux
— 
La maire de Paris, Anne Hidalgo, le 19 novembre 2019.
La maire de Paris, Anne Hidalgo, le 19 novembre 2019. — Stephane Lemouton-POOL/SIPA

Alors que la mobilisation contre la réforme des retraites entre dans sa troisième semaine, et que certains secteurs d’activité commencent à souffrir de la grève, la mairie de Paris a décidé de mettre la main à la poche. La ville a en effet décidé de débloquer une aide de 2,5 millions d’euros pour aider les commerçants et artisans parisiens impactés par les manifestations de cette fin d’année. Ils seront exonérés pour un mois des droits de terrasses et d’étalage.

Mardi, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a réclamé « des indemnisations » pour les commerçants de la capitale, qui accusent une baisse conséquente de leurs chiffres d’affaires depuis le mouvement de grève dans les transports publics. «  Il faut des indemnisations, très clairement », a martelé Anne Hidalgo lors d’une conférence de presse. « Il y a bien sûr tout ce qui concerne le chômage partiel pour pouvoir permettre à ces commerçants, à ces entreprises de passer le cap, de passer cette période de grève et de conflits. Et puis des indemnisations peut-être exceptionnelles », a-t-elle ajouté.

Paris demande des indemnisations à l’Etat pour les manifs de 2018

Le gouvernement avait décidé le 11 décembre de réactiver des mesures d’aides déjà utilisées lors du mouvement des «gilets jaunes» (étalement de paiement de leurs charges fiscales et sociales, mesures de chômage partiel…) pour répondre notamment aux préoccupations du secteur du tourisme.

La Ville de Paris réunira demain les représentants des commerçants afin « d’évaluer au mieux leurs besoins, ainsi que l’impact des manifestations récentes sur leurs enseignes ». Enfin, la Ville demande à l’Etat « d’assumer ses responsabilités concernant les demandes d’indemnisation des boutiques impactées par les manifestations de l’année dernière qui n’ont toujours pas été prises en compte ».