Paris: Le stationnement des deux-roues motorisés reste gratuit, pour l'instant

SOCIETE Profitant du débat, l'exécutif a quant à lui fait adopter un voeu pour le lancement des «Etats généraux du stationnement» après mars 2020

20 Minutes avec AFP
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Un scooter. Illustration.
Un scooter. Illustration. — Superstock / Superstock / Sipa

Le stationnement des deux-roues motorisés reste gratuit à Paris, pour l'instant : la proposition de le rendre payant déposée par l'élu de centre-droit Pierre-Yves Bournazel a été rejetée jeudi par plusieurs groupes, la mairie préférant de son côté lancer des «Etats généraux du stationnement».

Il faut «créer 15.000 places supplémentaires, portant à 50.000 le nombre de places dédiées aux deux et trois-roues motorisés» pour «redonner de la place, de la fluidité et mieux protéger les piétons sur les trottoirs», plaide Pierre-Yves Bournazel, président du groupe «100% Paris» et candidat à la mairie de Paris.

«Apaiser l'espace public»

L'«anarchie de leur stationnement» crée un «obstacle à la bonne circulation des piétons», s'insurge l'élu qui regrette que «depuis 2014, seules 4.540 des 20.000 places annoncées par Anne Hidalgo ont été créées».

Or, il faut «apaiser l'espace public, lutter contre la pollution et le bruit» et «accélérer la transition écologique des deux-roues motorisés, selon lui, plus polluants que les voitures».

Son groupe propose ainsi de faire payer aux conducteurs de deux-roues ou trois-roues «0,50 euros par jour pour le stationnement résidentiel, 1,30 euro la première heure en zone centrale, 0,80 euro en zone périphérique».

Les recettes ainsi créées sont évaluées à «30 millions d'euros» et permettront de «créer les nouveaux emplacements sécurisés», et de «mieux entretenir la voirie», assure-t-il dans un communiqué.

«Nous slalomons sur les trottoirs pour nous frayer un chemin sur un espace public encombré», a soutenu dans une tribune publiée mercredi soir le candidat (EELV) à la mairie de Paris, David Belliard. Son groupe, qui a voté en faveur de la mesure, estime qu'« aligner le régime des motos et scooters sur celui des voitures permettra » de faire «participer les véhicules générateurs de pollution au financement de la transformation de la voirie» et de «créer de nouvelles pistes cyclables et agrandir les trottoirs».

Voeu rejeté

«Vous (Pierre-Yves Bournazel) faites le choix délibéré de proposer de nouveaux impôts indirects au parisiens ! On ne peut pas proposer des taxes, encore des taxes, toujours des taxes», a taclé l'élue du XVe arrondissement du groupe PPCI (macroniste de droite), Pascale Bladier-Chassaigne.

Ce voeu n'a pas plus eu les faveurs du groupe socialiste, dont le président de groupe Rémi Féraud a regretté que «la grille tarifaire» ait été fixée «sans avoir été précédée d'aucun travail d'étude ou de concertation» avec «les élus et les associations d'usagers».

Profitant du débat, l'exécutif a quant à lui fait adopter un voeu pour le lancement des «Etats généraux du stationnement» après mars 2020, et les élections municipales. Parmi les idées émises, celle de varier les tarifs de stationnement : plus un véhicule est polluant et plus le coût serait élevé. «Il faut également repenser les tarifs de stationnement en surface et en sous-sol» et rendre les prix «plus cohérents», selon l'adjoint en charge de l'Urbanisme, Jean-Louis Missika.