Seine-et-Marne: Vaste mobilisation contre l'expulsion d'une fillette ivoirienne

EXPULSION La fillette, âgée de 10 ans, a fui son pays avec ses parents pour échapper à l’excision

Caroline Politi

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Raphaël Glucksmann a lancé une pétition pour empêcher l'expulsion d'une fillette
Raphaël Glucksmann a lancé une pétition pour empêcher l'expulsion d'une fillette — LUCAS BARIOULET / AFP

120.000. C’est le nombre de signatures recueillies par une pétition lancée par l’eurodéputé Raphaël Glucksmann contre l’expulsion vers l’Italie d’une fillette ivoirienne de 10 ans scolarisée en Seine-et-Marne. « Samira a 10 ans. Elle a fui son pays avec ses parents pour échapper à l'excision. Elle va être expulsée ce 12 novembre. Samira a survécu à la violence de l’enfer libyen. Elle est une rescapée des opérations de sauvetage en Méditerranée. Au cours de la traversée, elle a perdu sa maman », écrit Raphaël Glucksmann (Place publique) à l’attention du préfet de police de Paris.

Publié sur le site change.org, ce texte a également été paraphé par la maire PS de Paris Anne Hidalgo, l’ex-ministre Najat Vallaud-Belkacem ou les actrices Marina Foïs et Adèle Exarchopoulos, selon l’entourage de l’élu. Le père de la fillette, accompagné de membres de l’entourage du député européen, doit être reçu à la préfecture de police de Paris jeudi.

« Le symbole de la procédure de Dublin »

« Le cas de Samira n’est pas isolé, il est le symbole de la procédure de Dublin. Il n’y a pas de chiffres disponibles mais au moins un millier d’enfants sont dans cette situation en France », selon Pierre Natnaël Bussière, collaborateur parlementaire de Raphaël Glucksmann, qui accompagne depuis plusieurs mois l’écolière de CM2 et son père, arrivés en France en janvier.

Le 12 novembre, à 10H10, la petite fille et son père doivent être expulsés vers Venise, conformément au « règlement de Dublin » qui confie l’étude de la demande d’asile au pays d’entrée en Europe, en l’occurrence l’Italie pour cette famille. « Aujourd’hui toutefois, en vertu de son article 17 (Dublin III), vous avez le pouvoir de placer cette enfant et son père en procédure normale », écrit Raphaël Glucksmann au préfet de police.