Sans-papiers : La CGT appelle à des rassemblements devant les préfectures de Nanterre, Bobigny et Créteil

MOBILISATION Pour dénoncer l’impossibilité d’obtenir un rendez-vous en préfecture, une cinquantaine de ressortissants étrangers doivent déposer, ce mercredi, des recours en référé contre l’État

20 Minutes avec AFP

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Une manifestation dénoncent la situation des sans-papiers au Havre, le 19 décembre 2016.
Une manifestation dénoncent la situation des sans-papiers au Havre, le 19 décembre 2016. — CHARLY TRIBALLEAU / AFP

La CGT et plusieurs dizaines d’associations soutenant les migrants ont appelé, ce lundi, à des rassemblements devant les préfectures de Nanterre, Bobigny et Créteil mercredi pour réclamer la régularisation des travailleurs sans-papiers.

La confédération mais aussi plusieurs d’associations comme La Cimade, le Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti) ou encore la Ligue des droits de l’Homme (LDH) appellent à des rassemblements, ce mercredi à 15 heures, devant ces trois préfectures « contre la casse des services publics et pour l’accueil des usagers étrangers dans les préfectures ».

« Impossible » d’obtenir un rendez-vous en préfecture

Faute de créneaux disponibles, nombre de personnes étrangères, pourtant déjà détentrices d’une carte de séjour, n’arrivent pas à « renouveler leur titre à temps (…), ce qui peut entraîner la perte de leur emploi et de leurs droits sociaux », dénoncent ces associations. « Pour les autres, c’est un obstacle supplémentaire dans la régularisation », alors qu’elles remplissent pour certaines les conditions pour obtenir un titre de séjour : « Elles sont cantonnées dans l’irrégularité et demeurent sous le risque d’une expulsion », ajoutent-elles.

Les difficultés d’accès aux services publics pour les personnes les plus vulnérables avaient été dénoncées en janvier par le Défenseur des droits, qui avait évoqué « un véritable recul de l’accès » aux droits dans certains cas. Pour dénoncer cette situation, une cinquantaine de ressortissants étrangers doivent déposer, ce mercredi, des recours en référé contre l’État.

Onze entreprises qui « ont délivré ou délivreront les documents nécessaires à la régularisation »

Dans un communiqué publié lundi, la CGT précise que « 150 travailleuses et travailleurs sans-papiers​ ont entamé, depuis le 1er octobre, une grève illimitée et coordonnée » pour réclamer leur régularisation. En quatre jours de grève « avec le soutien de toute la CGT, des organisations territoriales et professionnelles, 11 premières victoires ont été arrachées », ajoute la CGT.

Elle cite 11 entreprises qui « ont délivré ou délivreront, ce jour, les documents nécessaires à la régularisation » : KFC, Léon de Bruxelles, Proman, Targett, Job Center, Haudecoeur, Campanile, Sukiyaki, Le Flandrin, UGC, Polipro. Toutefois, « deux employeurs continuent à résister à la pression de la grève », selon la CGT, qui cite une crêperie parisienne et une entreprise de travail temporaire.