Paris 2020 : Benjamin Griveaux veut que Paris soit responsable de l’hébergement d’urgence

MAIRIE DE PARIS Le candidat à la Mairie de Paris en a profité pour attaquer la politique d'Anne Hidalgo

J.-L.D. avec AFP

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Benjamin Griveaux, candidat à Paris
Benjamin Griveaux, candidat à Paris — PIERRE VILLARD/SIPA

« Confier au maire de Paris la responsabilité de l’hébergement d’urgence » :  Benjamin Griveaux a proposé ce dimanche que la Ville de Paris prenne la main sur ce sujet, faisant rapidement face aux contestations de la majorité de gauche dans la capitale.

« Vous savez combien de milliards d’actifs, (…) de combien de foncier la Ville de Paris dispose ? Et de combien d’immeubles ? », a dit le candidat LREM à la mairie de Paris dans le Grand rendez-vous Europe 1-Cnews-Les Echos, proposant d'« expérimenter pour une période de deux ou trois ans à Paris le fait de confier au maire de Paris la responsabilité de l’hébergement d’urgence ».

Vive réaction de Ian Brossat

« Moi, maire de Paris, j’ai du foncier disponible, à Paris et même en petite couronne », a complété le candidat, qui apparaît dans les sondages comme le principal adversaire de la maire PS sortante, Anne Hidalgo.

L’ancien porte-parole du gouvernement « a le culot de demander à la Ville de Paris de mobiliser les bâtiments vides pour les migrants. Il n’y a pas un conseiller pour lui apprendre que le droit de réquisition relève de l’État ? », a réagi sur Twitter Ian Brossat, adjoint PCF à la maire de Paris en charge du logement.

« Le laisser-aller » d’Hidalgo pointé du doigt

« Il n’y aura pas d’enfant qui ne sera pas mis à l’abri si je suis maire de Paris », a également assuré Benjamin Griveaux. « On parle peut-être d’une centaine d’enfants », a-t-il estimé. « Lorsqu’un campement s’installe sur le domaine public de la ville, j’exigerai de la préfecture de police que le campement soit immédiatement démantelé », a ajouté le candidat.

Ces dernières années, plusieurs campements de migrants se sont installés dans le Nord-Est parisien. « Lorsque vous attendez au-delà de 48 heures, il vous faut une décision de justice » pour opérer un démantèlement, a rappelé Benjamin Griveaux.

« C’est le laisser-aller de la maire de Paris qui fait que ces campements se développent », a attaqué le candidat de la majorité, reprochant à la maire sortante d'« avoir laissé non pas une crise sociale se développer aux portes de Paris, mais une crise humanitaire ».