Paris : Valérie Pécresse annonce un « grand plan d’urgence » pour le RER B

TRANSPORTS Trois milliards d’euros vont être débloqués pour redresser la ligne du RER B

Nils Wilcke

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Valérie Pécresse en visite sur le site Alstom de Reichshoffen, dans le Bas-Rhin, le 4 septembre 2019.
Valérie Pécresse en visite sur le site Alstom de Reichshoffen, dans le Bas-Rhin, le 4 septembre 2019. — N.W./20Minutes
  • Valérie Pécresse était ce vendredi sur le site d’Alstom à Reichshoffen, dans le Bas-Rhin.
  • La présidente de la région Ile-de-France et d’Ile-de-France proximité a annoncé que trois milliards d’euros vont être débloqués pour redresser la ligne du RER B.
  • En plus de 31 rames MI84 rénovées, 146 nouveaux trains Ming nouvelle génération vont commencer à être livrés dès 2025.

De notre envoyé spécial à Reichshoffen (Bas-Rhin),

Au moment où Valérie Pécresse annonçait son « grand plan d’urgence » sur le RER B ce vendredi matin de l’usine d’Alstom à Reichshoffen, dans le Bas-Rhin, la ligne était une fois de plus paralysée à cause d’accidents en gare d’Aulnay et de La Plaine, en Seine-Saint-Denis.

Cette matinée fait suite à un jeudi noir pour les usagers du RER B, confrontés à une panne électrique, causant une interruption de la circulation. De fait, « le RER B connaît de graves difficultés », a reconnu une fois de plus auprès de 20 Minutes la présidente de la région Ile-de-France et d’Ile-de-France Mobilités. En cause, ces retards, des malaises voyageurs, divers problèmes techniques et même un glissement de terrain l’année dernière… les raisons sont multiples, identifiées et connues mais la situation se dégrade, selon les associations des usagers.

Trois milliards d’euros d’investissement

Face à la grogne générale, la région Ile-de-France a décidé de mettre en place « un investissement de 3 milliards d’euros pour redresser la ligne du RER B », explique Valérie Pécresse, qui a fait le déplacement en Alsace avec quatre associations d’usagers franciliennes et des opérateurs RATP et SNCF.

Ce plan comprend la rénovation de 31 rames de RER MI84, confiée à Alstom, pour « plus de confort » alors que le nombre d’usagers par jour sur la ligne du RER B va bientôt atteindre le million. Mais la première d’entre elles vient seulement d’être livrée, avec un an de retard à la livraison. Retard qui a suscité la colère de la Valérie Pécresse cet été. Cette dernière avait envoyé un courrier au patron d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge, pour lui demander des comptes.

146 nouveaux trains Ming nouvelle génération

Fidèle à sa stratégie médiatique des « coups de pression » sur les constructeurs, la présidente de l’Ile-de-France a profité de ce déplacement pour rappeler à Alstom que le groupe pourrait profiter de nouvelles commandes à venir. « L’avantage d’acheter des productions françaises, c’est que le client peut venir en usine. Je ne m’en prive pas car ces trains sont attendus avec impatience, indique à 20 Minutes Valérie Pécresse. On ne peut pas faire plus qu’un an de retard, ces trains doivent arriver », tranche-t-elle devant le PDG d’Alstom.

Concrètement, ces 31 rames ont été entièrement rénovées : le nombre de places passe de 216 à 312 et un système de réfrigération a été ajouté. De quoi soulager les usagers lors des coups de chaud en été ? Les rames sont également équipées d’un système de vidéosurveillance pour « accroître la sécurité » des usagers, indique Ile-de-France Mobilités.

En plus de ces rames rénovées, 146 nouveaux trains Ming nouvelle génération vont commencer à être livrés en 2025. De nouveaux systèmes d’exploitation et de signalisation seront également mis en place. En tout, ce sont treize chantiers qui sont engagés sur l’ensemble de la ligne, rappelle Valérie Pécresse. Qui espère des « améliorations critiques » grâce à ces nouvelles mesures. Reste à voir si elles vont convaincre les associations et les usagers.