Paris: Des grutiers de sociétés de mise en fourrière empochaient un billet de 100 euros pour ne pas enlever les voitures

SOCIETE Plusieurs grutiers de sociétés de mise en fourrière ont été arrêtés

Romain Lescurieux

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Une voiture à la fourrière pour stationnement illégal.
Une voiture à la fourrière pour stationnement illégal. — Pele Gwendal

Coup de filet. Plusieurs agents de sociétés de mise en fourrière qui négociaient les enlèvements avec les automobilistes ont été arrêtés dans la capitale par les inspecteurs de l’unité spécialisée dans la surveillance des grutiers de la DPSP (Direction de la prévention, de la sécurité et de la protection) révèle Le Parisien. 

« Les agents avaient des doutes sur plusieurs grutiers, souffle un haut fonctionnaire de police. Ils les ont surveillés depuis les écrans de la salle de commandement de la mairie de Paris. Et les ont vu faire leurs petites transactions », indique-t-on au quotidien.

« Petites transactions »

Lundi, un grutier a notamment été pris en flagrant délit, dans le 17e arrondissement. Un agent inspecteur, discrètement planqué l’a vu empocher 100 euros d’un automobiliste qui allait se faire embarquer sa Mercedes à la fourrière. Un autre grutier a été interpellé dimanche. Il venait lui aussi d’empocher 100 euros d’un automobiliste.

Chaque année, plus de 250.000 véhicules sont emmenés, ce qui fait chaque jour une moyenne de 700. A raison d’un minimum de 170 euros pour chaque voiture, les amendes générées s’élèvent à 40 millions d’euros chaque année, analyse Le Parisien.