Incendie de l’usine Lubrizol à Rouen : Grigny et Ris-Orangis demandent le départ d’entreprises classées Seveso

SOCIETE Après l’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen, jeudi, les communes de Grigny et de Ris-Orangis ainsi que la communauté d’agglomération Grand Paris Sud exigent que l’Etat organise le départ d’entreprises classées Seveso

R.L.

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L'usine Lubrizol de Rouen, un site classé Seveso, est ravagée par les flammes, ce 26 septembre 2019 (photo d'illustration).
L'usine Lubrizol de Rouen, un site classé Seveso, est ravagée par les flammes, ce 26 septembre 2019 (photo d'illustration). — CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Cinq jours après l'incendie de l'usine Lubrizol de Rouen, classée Seveso seuil haut, d’autres villes dans la même situation se disent inquiètes. Notamment dans l’Essonne, à Grigny et Ris-Orangis. « Habitants confinés, transports interrompus, pollution de la Seine… L’incendie de Rouen qui s’est déclenché dans une usine classée Seveso "seuil haut" rappelle les risques importants que font peser ces activités dangereuses sur les populations des communes concernées ainsi que l’environnement », notent dans un communiqué les maires des villes et la communauté d'agglomération Grand Paris Sud, regroupant 23 communes.

Et d’ajouter, « c’est le cas pour les habitants de nos villes qui ont sur leur territoire deux entreprises classées Seveso : le dépôt d’hydrocarbure de la compagnie industrielle maritime (CIM) à Grigny et un dépôt de gaz liquéfiés de la société Antargaz à Ris-Orangis ».

« Des risques d’explosion quasi immédiats »

« Il a été démontré que des risques d’explosion quasi immédiats sont possibles sur ce site entraînant des risques létaux pour les riverains, les usagers du RER D, et les salariés des entreprises présentes dans cette zone à haut risque », exposent-ils.

Les communes de Grigny et de Ris-Orangis ainsi que la communauté d’agglomération Grand Paris Sud Seine Essonne Sénart exigent donc que l’Etat organise le départ de ces entreprises. Une usine chimique, classée Seveso seuil haut à Grand-Quevilly, près de Rouen, a été « mise à l’arrêt » ce mardi depuis 7h45, a annoncé la préfecture de Seine-Maritime.