Paris : Pourquoi les commissariats des quatre premiers arrondissements vont-ils fusionner ?

POLICE En 2022, les 630 policiers travaillant dans les 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements seront regroupés dans un commissariat central, rue Perrée (3e)

Thibaut Chevillard

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Une agente de police, à Paris, le 30 avril 2019.
Une agente de police, à Paris, le 30 avril 2019. — Clément Follain / 20 Minutes
  • A compter du 23 septembre 2019, les commissariats des 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements vont fusionner.
  • Les 630 policiers affectés dans ces arrondissements seront regroupés en 2022 dans un commissariat central.
  • Une manière, pour la préfecture de police, de générer des économies et d’obtenir des agents qui seront redéployés sur le terrain.

Pour les habitants de l’hypercentre parisien, cela ne va pas changer grand-chose. A compter du 23 septembre 2019, il n’y aura plus qu’une seule circonscription de sécurité de proximité dans les 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements de la capitale. Concrètement, cela signifie que les 630 policiers affectés dans le centre de Paris seront regroupés à terme dans un seul commissariat, rue Perrée (3e), dans les anciens locaux des douanes, face au square du Temple. Un bâtiment construit en 1912 qui est en train d’être rénové. Il devrait être opérationnel en 2022. A sa tête, un commissaire général, Frédéri Cheyre.

En attendant, les commissariats de ces quatre arrondissements n’existent plus. Du moins sur le papier. La préfecture de police conserve pour l’instant les locaux de ceux des 1er (place du marché Saint-Honoré), 3e (rue aux Ours) et 4e (rue Bourdon) arrondissements. Les usagers pourront toujours se rendre dans ces « antennes » du futur commissariat central, pour déposer plainte par exemple. Seul celui du 2e arrondissement, rue du Croissant, fermera ses portes définitivement le 1er octobre prochain, le bail ayant expiré… en 2017. Les policiers y travaillant seront répartis sur d’autres sites.

Plus de patrouilles sur le terrain

Une fois les travaux achevés rue Perrée, la PP envisage néanmoins de conserver deux points d’accueil du public dans le secteur. Pourquoi une telle réorganisation ? Déjà, parce qu’une loi votée en février 2017 prévoit la fusion de ces quatre arrondissements parisiens, avec un seul maire élu. Et il était donc cohérent que la préfecture de police s’adapte à cette réforme en revoyant la carte de ses implantations dans le centre de Paris.

Ensuite, cette nouvelle organisation devrait générer des économies grâce à la mutualisation de certains services, comme celui des ressources humaines par exemple. Enfin, elle doit permettre à la PP de déployer chaque jour davantage d’effectifs sur le terrain et d’augmenter le nombre de patrouilles sur la voie publique, notamment dans les secteurs touristiques ou du côté du forum des Halles.