Municipales 2020 à Paris : Cédric Villani dévoile ses premières propositions

BOITE A IDEES Le candidat veut notamment trouver grâce à des formules mathématiques la solution aux bouchons

20 Minutes avec AFP

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Cédric Villani lors de sa déclaration du candidature, jeudi, dans le 14e arrondissement.
Cédric Villani lors de sa déclaration du candidature, jeudi, dans le 14e arrondissement. — Thibault Camus/AP/SIPA

Cédric Villani, candidat LREM dissident aux municipales à Paris, livre dans Le Journal du dimanche ses premières propositions pour la capitale. Le candidat malheureux à l’investiture LREM face à Benjamin Griveaux envisage d’abord « d’innover » dans la composition de ses listes dans les 17 arrondissements, « en intégrant (…), en position éligible dans les arrondissements, des citoyens tirés au sort parmi nos soutiens ».

Le mathématicien, qui entend être « le premier maire véritablement écologiste de Paris », veut proposer « des plans de végétalisation discutés avec des experts et des citoyens ». « Je présenterai mon projet chiffré à la fin de l’année », ajoute-t-il. Il propose également « que les menus, des cantines aux Ehpad, soient à 100 % bio dont une partie issue de circuits courts », en développant les « alternatives végétariennes ».

Moins de voitures

Cédric Villani estime aussi qu’il faut continuer à diminuer la place de la voiture « à Paris comme ailleurs, mais en multipliant les alternatives ». Selon lui, « les voitures individuelles ont vocation à disparaître – qui sait à quelle échéance ? Demain, nous circulerons en minibus autonomes, partagés, à la demande et propres ». Pour fluidifier la circulation, « la modélisation mathématique sera précieuse. Ce sera l’une de mes priorités. Je m’impliquerai même personnellement », promet le médaillé Fields.

L’actuel député de l’Essonne se propose aussi de réexaminer « chaque projet de tour » dans la capitale, et se dit notamment favorable, comme le candidat de centre-droit et député Agir, Pierre-Yves Bournazel, à ce que le projet controversé de Bercy-Charenton (comprenant six tours dans le 12e) « soit réétudié ». A l’inverse, il juge la proposition de l’autre candidat Gaspard Gantzer de supprimer le périphérique parisien « irréaliste en l’état », même si elle « a le mérite de poser le débat de l’atténuation de cette frontière » avec la banlieue.

Enfin, face à l’explosion des prix de l’immobilier, il juge que « l’encadrement des loyers était une nécessité », et que le « gel des loyers, pratiqué à Berlin, doit être analysé », estimant qu’il « ne faut pas craindre la radicalité ».