Paris : Un club électro fermé après un décès par overdose

DECISION Un jeune homme de 21 ans est décédé fin août d'une overdose

20 Minutes avec AFP

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Paris: Un club électro fermé après un décès par overdose (Illustration)
Paris: Un club électro fermé après un décès par overdose (Illustration) — Frank Liborius Hellweg / Pixabay

Un jeune homme de 21 ans y est décédé d’une overdose dans la nuit du samedi 31 août au Dehors Brut. Quasiment une semaine plus tard, le club parisien de musiques électroniques a annoncé faire l’objet d’une fermeture administrative. Et ce, à compter de ce vendredi : « la préfecture de police de Paris a prononcé une fermeture administrative immédiate de Dehors Brut à compter d’aujourd’hui (vendredi) », a annoncé la direction du lieu dans un communiqué, sans préciser la durée de cette fermeture. D'après une source proche du dossier, la fermeture sera effective pour une durée de 30 jours.

Les premiers éléments de l’enquête, ouverte pour homicide involontaire et confiée à la brigade des stupéfiants, confortent l’hypothèse d’un décès par overdose, a indiqué une source judiciaire, sans préciser la nature des substances ingérées par la victime. « Ses amis ont parlé de quatre ecstasys qui auraient été écrasées et mis dans une bouteille qu’ils partageaient », a raconté une source proche du dossier.

« Ces fermetures n’ont et ne régleront jamais le fond du problème »

Immense dancefloor de 5.000 m2 ouvert fin juillet sur un site SNCF au sud-est de la capitale, Dehors Brut est géré par l’ancienne équipe de Concrete, célèbre péniche club fondée il y a huit ans et fermée cet été après le non-renouvellement de son bail.

« Tous nos événements depuis 2011 ont toujours fait l’objet d’une attention toute particulière à assurer de façon optimale la sécurité de notre public », ont affirmé les gestionnaires dans leur communiqué. Dehors Brut avait notamment des secouristes présents lors de ses soirées et accueillait à des « actions de prévention pour lutter contre l’usage de stupéfiants », rappellent-ils.

« De façon générale, ces fermetures n’ont et ne régleront jamais le fond du problème », estiment-ils, en appelant les pouvoirs publics à lancer « une campagne d’ampleur en direction des centaines de milliers de jeunes et d’usagers des établissements festifs ».