Paris: Un camp de 157 migrants évacué du parc de la Villette

ASILE A l’initiative de l’association Utopia 56, 157 migrants s'étaient installés, mardi, dans le parc de la Villette à Paris « pour être visibles »

20 Minutes avec AFP

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175 migrants ont été évacués du parc de la Villette à Paris, le 28 août 2019, où ils s'étaient installés la veille.
175 migrants ont été évacués du parc de la Villette à Paris, le 28 août 2019, où ils s'étaient installés la veille. — Martin BUREAU / AFP

Installé depuis près d’une semaine dans le parc de la Villette, à Paris, le camp de migrants et ses 157 occupants ont été évacués, ce mercredi, et « mis à l’abri », a constaté l’AFP.

Les services de la préfecture de Paris sont arrivés vers 7h45, ce mercredi matin au parc de la Villette. Mais les 77 tentes, montées la veille encore à quelques mètres du canal de l’Ourcq, étaient déjà rangées et certains migrants en situation irrégulière avaient déjà quitté ce campement de fortune.

Une installation au parc de la Villette « pour être visibles »

Venues de tous horizons, Afrique subsaharienne, Afghanistan et même quelques Européens, les 157 personnes restantes, dont 63 enfants, aux statuts très variés (réfugiés, déboutés du droit d’asile…), ont toutes été emmenées dans le calme par cinq bus vers des hébergements d’urgence à Paris et en petite couronne.

Face aux craintes de certains d’entre eux, qui campaient dans ce lieu très passant « pour être visibles », comme le rappelait une banderole toujours déployée pendant l’évacuation, le préfet de la région Ile-de-France Michel Cadot est venu « garantir l’engagement de l’Etat », notamment « pour les personnes les plus vulnérables ».

« Sortir du cycle classique de trois jours » d’hébergement avant un retour à la rue

L’opération, initiée par l'association Utopia 56, a « révélé les tensions autour de la question migratoire » et était surtout « emblématique » à défaut d’être de grande ampleur, a souligné le préfet, rappelant que « plus de 15.000 personnes ont été mises à l’abri » depuis début 2019. C’est « une satisfaction que les familles soient à l’abri », avec des hébergements « à la hauteur de nos valeurs », a ajouté Dominique Versini, adjointe d'Anne Hidalgo, soulignant que Paris a déjà accueilli 40 personnes dans un gymnase avant l’évacuation de mercredi.

Avec un mois d’hébergement proposé y compris à des personnes déjà déboutées de leur demande d’asile, des « solutions à moyen terme » ont été trouvées, permettant de « sortir du cycle classique de trois jours » d’hébergement avant un retour à la rue, a expliqué pour sa part Guillaume Schers, directeur de l’urgence chez France terre d'asile, association qui coordonnait l’opération mercredi avec la préfecture.