Un plan antivols dans les bagages

Carole Bianchi - ©2008 20 minutes

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Certains ont avoué s'être servis dans des bagages d'hommes d'affaires depuis 2004. Les douze bagagistes soupçonnés d'avoir volé pour des « centaines de milliers d'euros de marchandises » à l'aéroport de Roissy - 450 000 euros évoqués le jour de leur interpellation - devaient être mis en examen hier soir. Parmi eux, sept pourraient être placés en détention provisoire. Tous encourent jusqu'à sept ans de prison et 100 000 euros d'amende. « Nous ne sommes pas face à un réseau criminel structuré. Mais plutôt à des vols d'habitude, a précisé le procureur de la République de Bobigny, François Molins, qui a tenu à détailler un nouveau plan de « tolérance zéro ». « L'objectif est de mieux cibler les modes opératoires des personnes impliquées dans les vols », a-t-il justifié.

Ainsi, depuis juillet 2008, chaque voyageur spolié se voit remettre une « lettre de plainte » transmise à la gendarmerie des transports aériens (GTA). Des contrôles inopinés d'employés en sortie de zone protégée sont multipliés grâce à la mise en place de trois pelotons d'intervention de gendarmes. Récemment, un salarié ayant « les poches bourrées de petites bouteilles d'alcool » a été interpellé. « L'objectif est de faire régner un climat d'insécurité », a précisé Alexis Ichas, commandant du GTA de Roissy. De janvier à août, 160 gardes à vue ont été notifiées. Un nombre qui peut paraître important même si, sur la même période, 404 spoliations ont été enregistrées contre 600 l'an passé.