Paris: Le déplacement d'Anne Hidalgo fin juillet pour le Tour de France encore pointé du doigt

ENVIRONNEMENT Après le Falcon, l'hélicoptère... Le voyage d'Anne Hidalgo en Savoie pour la 19e étape du Tour de France est à nouveau pointé du doigt

Camille Tyrou

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Anne Hidalgo aurait emprunté un hélicoptère pour se rendre sur la 19e étape du Tour de France, juste après avoir pris place dans un Falcon, ralliant Paris à Chambéry le 26 juillet dernier.
Anne Hidalgo aurait emprunté un hélicoptère pour se rendre sur la 19e étape du Tour de France, juste après avoir pris place dans un Falcon, ralliant Paris à Chambéry le 26 juillet dernier. — ISA HARSIN/SIPA

Le voyage pas très écolo d'Anne Hidalgo pour se rendre sur la 19e étape du Tour de France fait encore parler de lui. Après avoir emprunté le 26 juillet dernier un Falcon, affrété gratuitement « par Amaury Sport organisation (ASO), propriétaire et gestionnaire notamment du Tour de France », pour rallier Paris à Chambéry, la maire de Paris serait ensuite montée à bord d’un hélicoptère avec d’autres invités du Tour, rapporte Le Canard Enchaîné.

L’engin, un Ecureuil AS-355N « consomme au minimum 160 litres de kérosène par heure. Soit l’équivalent de l’essence brûlée pour 2 200 kilomètres en voiture », détaille le journal satirique. Pour se défendre, la mairie de Paris précise à propos du Falcon, que l’avion était chargé de rapatrier vers la capitale les tests antidopage des coureurs et qu’accueillir l’édile à son bord aurait été sans surcoût écologique.

Une version démentie par le directeur en personne du département des contrôles de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), Damien Ressiot. « Les échantillons sont acheminés chaque jour en voiture, depuis le contrôle jusqu’au laboratoire de Châtenay-Malabry, où ils sont analysés. »