Pollution au plomb aux abords de Notre-Dame: Une association dépose plainte contre X

SOCIETE Selon les informations du «Monde», l’association Robin des Bois a saisi le tribunal de grande instance de Paris. Elle dénonce des «carences fautives» des autorités

R.L.

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L'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
L'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris. — T.Mallet / AP / SIPA
  • La cathédrale Notre-Dame a été en partie détruite le 15 avril dernier par un incendie.
  • Des taux de concentration importants de plomb ont été relevés aux alentours de l’édifice.
  • L’association dénonce des « carences fautives » des autorités.

L’affaire prend de l’ampleur. Trois mois après l’incendie de Notre-Dame de Paris, l’association Robin des Bois a, selon les informations du Monde, déposé une plainte contre X pour « mise en danger de la personne d’autrui », vendredi 26 juillet, devant le tribunal de grande instance de Paris.

Cette plainte concerne la pollution au plomb signalée ces dernières semaines aux abords de l’édifice parisien.

Un périmètre élargi

Depuis l’incendie, le 15 avril dernier, de la cathédrale gothique, des taux de concentration importants de plomb, auxquels les enfants sont particulièrement exposés, ont été relevés aux alentours de l’édifice, en raison de la fusion de plusieurs centaines de tonnes de ce métal contenues dans la charpente de la flèche et la toiture.

Si des prélèvements ont été réalisés dans un rayon de 500 mètres autour de la cathédrale, en particulier dans les établissements scolaires, l’Agence régionale de santé (ARS) a élargi le 18 juillet le périmètre, des mesures faisant apparaître à l’extérieur des niveaux supérieurs à la référence de 5.000 µg/m2.

Des « carences fautives »

Par ailleurs, un groupe scolaire parisien pollué au plomb ne rouvrira pas tant que le taux ne redescendra pas à 1.000 µg/m2, a annoncé vendredi Emmanuel Grégoire, le premier adjoint à la mairie de Paris, précisant que « l’essentiel des écoles est fermé » pour les vacances. Le préfet d’Ile-de-France, Michel Cadot, a suspendu jeudi les travaux à la suite d’un rapport de l’inspection du travail pointant des failles béantes dans les règles de précaution sanitaire, note Le Monde. Des communications et des réactions notamment bien tardives, selon l’association.

Dans sa plainte, l’association reproche aux autorités plusieurs « carences fautives ayant pour conséquences la mise en danger délibérée de la personne d’autrui et la non-assistance à personne en danger ».