Paris: La canicule de tous les records, 42,4° degrés recensés à 15h20

CANICULE Jamais il n’a fait aussi chaud dans la capitale: le mercure a dépassé les 42 degrés. Le dernier record remonte à 1947

C.P. avec AFP

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Des températures caniculaires se sont abattues sur la capitale
Des températures caniculaires se sont abattues sur la capitale — Alfonso Jimenez/REX/SIPA

Grosse bouffée de chaleur dans la capitale. Ce deuxième épisode caniculaire en moins d’un mois est certes bref mais particulièrement intense. Plusieurs records de températures sont tombées dans la capitale et les communes environnantes.

Plus de 42 degrés à Paris

Record battu ! Jamais il n’avait fait aussi chaud – en tout cas depuis le début du relevé des températures en 1873 – dans la capitale. Ce jeudi, à 15h20, le thermomètre a enregistré un pic à 42,4 degrés à la station Paris-Montsouris, faisant ainsi tomber un record vieux de 72 ans. En août 1947, le mercure avait affiché 40,4 degrés. Selon Météo-France, le record a été battu à 13h12. Ces températures, précise l'organisme, correspondent aux températures maximales à Bagdad, en Irak, au mois de juillet.

Les nuits les plus chaudes dans plusieurs villes d’Ile-de-France

Si les températures atteignent des sommets pendant la journée, la nuit n’offre aucun répit. Des records de chaleur ont été battus dans plusieurs villes d’Ile-de-France dans la nuit. Il a fait 24,4 degrés à Orly, soit près d’un degré de plus qu’en 2003 ou 24,8 degrés à Roissy, à égalité avec la veille.

Si le record n’a pas été battu dans la capitale, les Parisiens ont vécu des nuits exceptionnellement chaudes. 28,3 degrés ont été enregistrés par la station de l’hôpital Lariboisière. Ces températures élevées sont d’ailleurs ce qui caractérise une canicule : la journée le thermomètre dépasse les 30 degrés, et le soir il ne tombe pas sous les 20 degrés. Et ce pendant plusieurs jours de suite.

La vigilance rouge activée pour la première fois en Ile-de-France

Mercredi en fin d’après-midi, la vigilance rouge a été activée dans 20 départements, dont ceux d’Ile-de-France. Une première. Ce niveau d’alerte, créé après la canicule de 2003, correspond à un épisode de chaleur « d’intensité exceptionnelle » et impose une « vigilance absolue ». Il n’a été déployé en France qu’une fois auparavant : le mois dernier dans la vallée du Rhône.