Paris: Une enquête ouverte pour déterminer l'origine de la rumeur sur l'eau soi-disant contaminée

RUMEUR Dans un message vocal largement relayé sur les réseaux sociaux, une femme se disant infirmière affirmait qu'il ne fallait pas boire l'eau du robinet en raison d'une contamination

20 Minutes avec AFP

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Un robinet d'eau ouvert (illustration).
Un robinet d'eau ouvert (illustration). — M.Libert / 20 Minutes

Qui a lancé la rumeur évoquant une contamination de l’eau en région parisienne ? Une enquête a été ouverte pour "publication, diffusion ou reproduction d’informations fausses de nature à troubler la paix publique", a-t-on appris lundi après du parquet de Paris, confirmant une information de LCI.

Cette rumeur est notamment partie d’un message vocal diffusé sur des applications comme WhatsApp. Une femme disant être infirmière dans un hôpital parisien y affirmait qu’il ne fallait pas boire l’eau du robinet en raison d’une contamination. Elle est apparue après un communiqué d’une association faisant état de la présence de tritium, une substance radioactive, dans cette eau, sans toutefois que soient dépassés les seuils instaurés par les autorités sanitaires.

Une rumeur démentie à plusieurs reprises

Les autorités ont écarté toute dangerosité ces derniers jours. La préfecture d’Ile-de-France a démenti tout "risque pour la santé publique". "Il n’y a pas de problème d’eau, elle est excellente pour toutes les populations", a déclaré samedi Aurélien Rousseau, directeur général de l’Agence régionale de santé d’Île-de-France.

Le Service public de l’eau d’Île-de-France (SEDIF), qui comptabilise 180 mesures de radioactivité depuis 2010, a également soutenu que l’eau du robinet pouvait être consommée sans risque. La moyenne de ces relevés est de 9 becquerels par litre, "largement en-deçà" du seuil réglementaire européen de 100 Bq/l. Le seuil de référence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est lui de 10.000 Bq/l.