Municipales 2020 à Paris: «Benjamin Griveaux aurait beaucoup à apprendre de Vesoul»

PAN SUR LES DOIGTS Benjamin Griveaux s’en prend à ses anciens rivaux pour l’investiture de La République en marche (LREM) aux municipales de Paris en 2020, et à Vesoul, selon des propos divulgués par « Le Point » mercredi. La ville de Haute-Saône lui répond

R.L.

— 

Benjamin Griveaux en juillet 2017.
Benjamin Griveaux en juillet 2017. — JOEL SAGET / AFP

Les municipales à Paris, « c’est pas la cantonale de Vesoul ! Vous croyez quoi, qu’on tricote ? », aurait lancé Benjamin Griveaux, candidat LREM aux municipales de Paris. Des propos divulgués par Le Point, mercredi, qui publie un florilège de ce qu’a dit le candidat à propos de ses rivaux, il y a quelques semaines, sans préciser le contexte ni les interlocuteurs. On y apprend qu’il a  traité ses anciens riveaux d'«abrutis» ou encore de « fils de p…. » pour ce qui est de Hugues Renson. A Vesoul, on rigole.

« Ce n’est pas forcément facile le tricot, il y a des points compliqués à faire », s’amuse-t-on à la mairie de Vesoul, rapporte Le Point. « Les cantonales à Vesoul, c’est pas si facile que ça », répond à l’hebdomadaire Alain Chrétien, maire (LR) de Vesoul, Thomas Oudot, ancien conseiller général de Haute-Saône et cofondateur du mouvement Agir réagit également. « Il aurait beaucoup de choses à apprendre d’une campagne à Vesoul. » Le rival écologiste de Benjamin Griveaux a lui, pris les propos sur Vesoul, avec beaucoup moins d’humour.

« Il peut toujours nous mépriser, nous sommes nombreux à venir de la "province" à Paris et fiers de l’être ! C’est ça aussi Paris », note sur Twitter, David Belliard, qui était au lycée à Vesoul.