Paris bientôt ville test pour la légalisation du cannabis récréatif?

SOCIETE La proposition de faire de Paris une ville test pour la légalisation du cannabis récréatif est portée par le groupe Radicaux de gauche, centre et Indépendants. Elle sera au menu du Conseil de Paris qui s’ouvre ce lundi

R.L.

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Du cannabis (Illustration)
Du cannabis (Illustration) — Pixabay
  • Le groupe Radicaux de gauche, centre et Indépendants exposera ce voeu ce lundi.
  • « Il serait nécessaire d’étendre cette expérimentation à l’échelle de la métropole », note le groupe.

Paris, bientôt une ville test pour la légalisation du cannabis récréatif ? Le groupe Radicaux de gauche, centre et Indépendants (RGCI) veut « faire de Paris un territoire d’expérimentation de la légalisation du cannabis récréatif pour les personnes majeures en veillant à son encadrement strict ». Cette proposition sera évoquée au Conseil de Paris qui s’ouvre ce lundi. Un vœu qui fait écho à une tribune signée par plus de 70 personnalités qui appellent à légaliser le cannabis au nom du « pragmatisme ».

« Alors que de nombreux élus signent une tribune appelant à la légalisation du cannabis, les élus signataires du vœu souhaitent la fin du statut quo sur cette question », note le groupe RGCI. Que demandent les élus précisément ?

« Le constat est sans appel : 50 ans de répression inefficace et coûteuse »

« « Le but n’est pas de légaliser pour légaliser », estime la présidente du groupe, Laurence Goldgrab, qui souhaite que « la ville de Paris propose au gouvernement de faire de Paris ce territoire d’expérimentation. Selon le groupe, « les fonds recueillis par la taxation devront être investis dans la prévention. Avec près d’un million de consommateurs réguliers en France, nous sommes face à un enjeu de santé public majeur devant lequel nous devons agir ».

« Actuellement, la France a le système le plus répressif d’Europe et pourtant, nous sommes aussi le pays où la consommation explose, en particulier chez les mineurs. Le constat est sans appel : 50 ans de répression inefficace et coûteuse », ajoute-t-elle ce jeudi en amont du Conseil de Paris. Selon l’observatoire français des drogues et toxicomanie, en 2014, 1 mineur sur 2 avait déjà fumé du cannabis et 10 % étaient des consommateurs réguliers, rappelle Le Parisien.

« Au-delà du territoire parisien, il serait nécessaire d’étendre cette expérimentation à l’échelle de la métropole pour plus d’efficacité tant en termes de santé que de sécurité », note le groupe. Mais ce vœu a-t-il des chances d’aboutir ? Même s’il est voté lors du Conseil de Paris, le dernier mot reviendra au gouvernement.