Pour accueillir la Formule 1, le Val-d'Oise se voit en pôle

Carole Bianchi - ©2008 20 minutes

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L'équipe derrière le projet de circuit de Formule 1 dans le Val-d'Oise fait du lobbying. Alors que la Fédération française du sport automobile (FFSA) doit rendre publique le 15 octobre une liste réduite de sites, l'ancien pilote Jean-Pierre Beltoise et ses coéquipiers ont dévoilé hier les grandes lignes du pôle Val de France. Objectif : être désigné à la place du circuit de Magny-Cours pour accueillir le Grand Prix de France en 2010.

Situé à cheval sur cinq communes dont Sarcelles, Villiers-le-Bel et Ecouen, le circuit ferait partie d'un projet plus global basé sur le développement économique et social du secteur, plombé par les nuisances de l'aéroport de Roissy. L'équipe table sur 10 000 emplois créés sur cinq ans et met en avant la création d'un pôle technologique. Des chercheurs plancheraient sur « les nouveaux moteurs de demain » et sur « la transformation du carbone généré par le circuit en biocarburant 2e génération », selon Gilles Terrones, l'architecte en charge du dossier.

L'estimation financière du projet, totalement assuré par des investisseurs privés, s'élève à 700 millions d'euros. Mais face au pôle Val de France, le projet de circuit de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne) semble également bien avancé. « L'arbitrage se fait aussi à Matignon... Et le gouvernement est interpellé par notre projet », assure François Pupponi (PS), député-maire de Sarcelles. Restera ensuite à convaincre le président socialiste de l'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, qui n'est pas favorable à un circuit dans la région pour des questions environnementales. « Je le vois mal s'opposer à un projet économique et social au nord de Paris », rétorque le parlementaire.