La présidente du groupe LR à la mairie de Paris quitte, à son tour, Les Républicains

POLITIQUE Après la démission de Wauquiez et le départ de Valérie Pécresse c'est au tour de la présidente du groupe LR à la mairie de Paris d'annoncer son départ

20 Minutes avec AFP

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Florence Berthout, en 2014, dans son bureau
Florence Berthout, en 2014, dans son bureau — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Nouveau départ pour Les Républicains. La présidente du groupe LR à la mairie de Paris, Florence Berthout, annonce qu’elle quitte à son tour le parti Les Républicains et qu’elle soutient Emmanuel Macron, dans une interview diffusée lundi sur le site du Figaro. « Je quitte la famille Les Républicains, même si l’on ne s’éloigne pas sans douleur d’un mouvement dans lequel on a toujours milité », déclare-t-elle.

La débâcle de LR aux européennes avec 8,48 % des voix a déjà provoqué la démission de son président Laurent Wauquiez, puis le départ de la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, plongeant le parti dans la crise.

« Rétrécissement idéologique »

Depuis deux ans, LR subit selon Florence Berthout « un rétrécissement idéologique », avec notamment « le positionnement personnel sur la loi Veil » (sur l’interruption volontaire de grossesse) de sa tête de liste aux européennes, François-Xavier Bellamy. « Enfin, et surtout, je note qu’autour d’Emmanuel Macron et de son projet de gouvernement, il existe aujourd’hui une capacité à rassembler des électeurs que le gaullisme savait réunir », souligne la maire du Ve arrondissement de Paris.

Soutien à Macron

Elle se dit « en accord avec » la tribune dans laquelle 72 maires et élus locaux de droite et du centre ont exprimé dimanche leur soutien au chef de l’Etat. Aujourd’hui, LR n’est pas en mesure de construire « une opposition crédible à Anne Hidalgo », la maire de Paris, fait valoir Florence Berthout.

Interrogée sur un éventuel soutien à une candidature La République en Marche aux municipales de 2020, elle affirme toutefois que « nous n’en sommes pas là ». « Quels que soient les candidats, mon choix ne sera déterminé que par une seule obsession : bâtir une alternance cohérente à la politique conduite par la maire de Paris », insiste-t-elle.

« Même si je ne partage pas toutes les options de cette majorité, je ne vois pas comment la France peut réussir sans le président de la République. Je souhaite donc la réussite de la France et du président », conclut l’élue de Paris.