Incendie à Notre-Dame: Du plomb détecté dans le sang d'un enfant, dépistage recommandé sur l'Ile de la Cité

DEPISTAGE Une consultation de dépistage doit être mise en place au Centre de diagnostic de l’Hôtel-Dieu à partir de ce mardi pour toute personne qui le souhaite

20 Minutes avec AFP

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Notre-Dame de Paris après l'incendie qui l'a partiellement détruite, le 31 mai 2019.
Notre-Dame de Paris après l'incendie qui l'a partiellement détruite, le 31 mai 2019. — Bertrand GUAY / AFP

Un taux élevé de plomb a été détecté dans le sang d’un enfant vivant sur l’Ile de la Cité à Paris. L’Agence régionale de santé d’Ile-de-France recommande aux familles avec des jeunes enfants et aux femmes enceintes vivant à proximité de la cathédrale de Notre-Dame de faire doser le plomb présent dans leur sang.

L’Agence, qui surveille les conséquences des retombées de plomb après l’incendie de Notre-Dame de Paris, a déclenché une « enquête environnementale » pour identifier, dans les lieux de vie de cet enfant, « la ou les causes de cette imprégnation et vérifier qu’elle n’est pas liée à d’autres facteurs que l’épisode exceptionnel » du sinistre survenu le 15 avril.

Une consultation de dépistage

L’enfant présente un taux supérieur au seuil réglementaire de 50 microgrammes par litre. Ce taux de plombémie (dosage du plomb dans le sang) « impose de s’assurer que les facteurs d’exposition ont bien disparu et de suivre régulièrement la santé de l’enfant » mais « il n’implique pas de prise en charge thérapeutique particulière », précise l’agence régionale de santé dans un communiqué.

Toutefois, « par précaution », les familles ayant des enfants de moins de 7 ans et les femmes enceintes habitant l’Ile de la Cité, sont invitées « à consulter leur médecin traitant, qui pourra leur prescrire une plombémie ». Pour les personnes qui le souhaitent, une consultation de dépistage sera mise en place sur rendez-vous au Centre de diagnostic de l’Hôtel-Dieu à partir de ce mardi.

Du plomb dans les sols

L’incendie de Notre Dame de Paris est à l’origine d’une pollution au plomb aux abords de la cathédrale. Les prélèvements effectués à partir du 17 avril par le Laboratoire central de la préfecture de police ont montré qu’il n’y avait pas de risque associé à la qualité de l’air mais que des valeurs hétérogènes, pour certaines élevées, étaient constatées dans les sols à proximité et dans certains locaux administratifs.

Face à ce constat, les sols en question ont été interdits d’accès au public. Leur dépollution va commencer dans les prochains jours. Pour les logements des riverains et afin d’éviter l’éventuelle ingestion de poussières de plomb, en particulier par les enfants, l’Agence a diffusé des conseils de prévention visant à opérer un nettoyage humide efficace des appartements.

L’ARS procède à des prélèvements dans les appartements de familles vivant à proximité de la cathédrale, pour s’assurer de l’efficacité des opérations de nettoyage effectuées. L’ARS va informer cette semaine individuellement les familles des résultats des prélèvements dans leur logement et les conseiller dans les gestes à adopter pour prévenir d’éventuelles réintroductions de poussières dans les logements.