Un détenu passe à tabac sa compagne au parloir d'une prison de Seine-et-Marne

FAITS DIVERS L’agression s’est déroulée lors d’une visite au parloir. La jeune femme, très gravement blessée, a été transportée par hélicoptère à l’hôpital

20 Minutes avec AFP

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Un couloir de prison. (Illustration)
Un couloir de prison. (Illustration) — G. VARELA / 20 MINUTES

Un détenu a violemment agressé samedi, sa compagne qui était venue lui rendre visite à la prison de Réau, en Seine-et-Marne, et celle-ci, très gravement blessée, a dû être transportée par hélicoptère à l’hôpital, a-t-on appris dimanche de sources concordantes. Cette dernière serait encore entre la vie et la mort ce dimanche, nous informe Cyril Frey, secrétaire local de FO pénitentiaire de la prison de Réau.

« L’agression s’est déroulée lors d’une visite au parloir » samedi après-midi, a indiqué une source pénitentiaire, confirmant une information du Parisien. « Quelques secondes après avoir mis le détenu dans la cabine du parloir, les surveillants ont entendu des bruits bizarres et sont allés voir, c’est alors qu’ils ont découvert l’agression. Ils sont intervenus immédiatement », indique à 20 Minutes le délégué syndical.

« Rouée de coups au niveau de la tête »

« Le détenu a roué de coups sa compagne au niveau de la tête », a précisé cette source. Selon le syndicat FO, « il sautait à pieds joints sur la tête de sa compagne ». « Jamais un tel déchaînement de violences ne s’est produit dans nos murs », affirme le syndicat dans un communiqué. « Le personnel est hyper choqué, une grande partie s’est mise en arrêt. Je suis entré dans la pièce après, il y avait du sang partout », précise Cyril Frey. Evacuée par hélicoptère, la victime âgée de 27 ans a été hospitalisée dans un état grave.

« Elle m’a trompé »

Incarcéré depuis un an, le détenu a notamment été condamné pour un vol avec violence. Selon Le Parisien, la visiteuse venait de dire au détenu qu’elle allait le quitter. « « Elle m’a trompé ». Ce sont les déclarations du détenu pour motiver son acte », écrit FO. « Ce n’était pas un détenu qui était dans un quartier spécial ou autre. Aucun de mes collègues n’avait eu vent qu’il pouvait y avoir un problème avec lui, sinon on l’aurait mis dans un parloir avec une séparation en plexis », assure Cyril Frey.

Le syndicat demande une prise en charge psychologique pour les surveillants qui ont été confrontés à ces « faits inqualifiables » et la mise en place d’une « brigade parloir dédiée ».