VIDEO. 130 ans de la tour Eiffel: Cinq choses que vous ignorez sur le monument

DAME DE FER De mercredi à vendredi, la tour Eiffel fête ses 130 ans. L’occasion de revenir sur cinq faits historiques et anecdotiques que vous ignorez peut-être

Marie de Fournas

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En mai 2019, la tour Eiffel fête ses 130 ans. (Illustration. Feu d'artifice du 14 juillet 2018)
En mai 2019, la tour Eiffel fête ses 130 ans. (Illustration. Feu d'artifice du 14 juillet 2018) — Mario FOURMY/SIPA
  • La tour Eiffel fait partie du paysage parisien depuis l’Exposition universelle de 1889. Le monument a été le plus haut du monde jusqu’en 1930.
  • Quand on a plus de 100 ans, on en a vécu des choses. 20 Minutes vous a sélectionné cinq anecdotes sur la Dame de fer.

Saviez-vous que la tour Eiffel devait être régulièrement peinte, qu’au début, beaucoup d’artistes l’avaient critiquée ou qu’elle possédait une cheminée ? Cette semaine, le monument le plus emblématique de la France et de Paris fête ses 130 ans.

Et quand on a plus de 100 ans, on en a vécu des choses. Voici cinq anecdotes et faits historiques sur la tour Eiffel qui vont peut-être vous surprendre.

Dans les années 1950, la tour Eiffel était peinte en rouge

La tour réalisée en fer puddlé doit être peinte régulièrement afin de la protéger de la rouille, de la pollution ou encore des déjections d’oiseaux, précise le site officiel du monument. C’est ainsi que dans les années 1950, la Dame de fer a été peinte en rouge-brun, puis en ocre jaune en 1899, avant d’adopter sa couleur définitive en 1968 : le « brun tour Eiffel ». Cette couleur qui ressemble à du bronze a été spécialement conçue pour elle et réservée à son seul usage. Elle se décline en trois tonalités : la plus claire pour le sommet et la plus foncée en bas, afin que sa teinte paraisse uniforme.

Le droit à l’image de la tour Eiffel n’est pas le même de jour ou de nuit

De jour, l’image de la tour Eiffel est dans le domaine public. « Son utilisation est libre de droit, elle est reproductible sans autorisation préalable », peut-on lire sur le site officiel du monument. En revanche, la nuit, les éclairages de la tour Eiffel sont protégés, qu’il s’agisse de l’illumination dorée, du scintillement, du phare ou des éclairages événementiels. Pour les professionnels, l’exploitation de son image de nuit est donc soumise à l’autorisation préalable de la SETE. La Société d’exploitation de la tour Eiffel s’appuie sur une décision de la Cour de cassation relative à des illuminations mises en place en 1989, pour le centenaire de la tour. Selon la Cour, « la composition de jeux de lumière destinés à révéler et à souligner les lignes et les formes du monument constituait une "création visuelle" originale, et, partant, une œuvre de l’esprit ».

La tour Eiffel possède une cheminée

Si elle passait assez inaperçu jusqu’à présent à cause de la végétation qui l’entourait, elle est aujourd’hui bien visible. Derrière le pilier ouest de la tour Eiffel se trouve une haute cheminée de briques rouge. Elle date de 1887, l’année de la construction de l’œuvre. En effet, si la majorité des éléments de la tour ont été fabriqués séparément à Levallois-Perret, le chantier de construction possédait tout de même des ateliers de fonderie. Cette cheminée est tout ce qu’il en reste.

La première carte postale illustrée est née à la tour Eiffel

En 1889, lors de l’exposition universelle, l’administration de la tour a mis en vente les « Libonis ». Une carte avec en illustration, une gravure de la Dame de fer réalisée par le dessinateur et sculpteur Léon Charles Libonis. La carte sera imprimée à 300.000 exemplaires au premier étage du monument. Les visiteurs pouvaient faire tamponner leur carte, gage de leur passage, et l’envoyer sur place puisqu’il y avait un bureau de poste. C’est depuis cet événement que la carte postale illustrée aurait petit à petit connu un essor en France.

Guy de Maupassant l’appelait le « squelette disgracieux »

Avant même la fin de sa construction, de nombreux pamphlets et articles très critiques ont été écrits à son égard. « La ville de Paris va-t-elle donc s’associer plus longtemps aux baroques, aux mercantiles imaginations d’un constructeur de machines, pour s’enlaidir irréparablement et se déshonorer ? », pouvait-on notamment lire dans une protestation signée par de nombreux artistes dans le journal Le Temps en 1887.

En plus de cette publication, Paul Verlaine la décrira comme un « squelette de beffroi ». François Coppée parlera de « mât de fer aux durs agrès, inachevé, confus, difforme ». Enfin, Guy de Maupassant dira : « Cette haute et maigre pyramide d’échelles de fer, squelette disgracieux et géant, dont la base semble faite pour porter un formidable monument de Cyclopes, et qui avorte en un ridicule et mince profil de cheminée d’usine ». Les critiques s’arrêteront à son achèvement, face au large succès populaire qu’elle rencontrera.

De mercredi à vendredi, de 22h à minuit, toutes les heures, un show inédit de 12 minutes retracera l'histoire de la tour Eiffel.