Municipales à Paris: Hidalgo «doit être la dernière personne à rentrer dans l’arène» mais ses soutiens se préparent

POLITIQUE Jean-Louis Missika, adjoint d'Anne Hidalgo, entouré d’élus de la majorité, a présenté ce jeudi dans un café du 20e arrondissement, les ateliers « Paris en Commun » pour notamment préparer la bataille aux municipales

Romain Lescuieux
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Les membres de Paris en Commun
Les membres de Paris en Commun — R.LESCURIEUX / 20Minutes
  • « Ce n’est pas le temps de la campagne électorale mais celui de la pré-campagne », a expliqué Jean-Louis Missika.
  • En attendant la bataille municipale, ils organisent 27 ateliers articulés autour de thématiques comme le climat.

En 2012, l’association de soutien à la candidature d’Anne Hidalgo aux municipales de 2014, s’appelait « Oser Paris ». Sept ans, plus tard, place à « Paris en Commun » ? Si Anne Hidalgo n’a pas encore déclaré sa candidature aux municipales de 2020, ses proches s’organisent. Ce jeudi, plusieurs élus de la mairie de Paris et personnalités comme Audrey Pulvard, se sont réunis dans un café du 20e arrondissement pour appeler les Parisiens à participer à l’élaboration de projets sur des thèmes tels que la « propreté, l’alimentation, l’environnement ». Et ce, pour un « Paris en Commun ».

Présidée par Jean-Louis Missika, adjoint chargé de l’urbanisme à la mairie de Paris, cette « plateforme citoyenne souhaite promouvoir les réflexions et les idées qui permettront de relever les grands défis du 21e siècle à travers la mobilisation de tous les citoyens et de toutes les citoyennes ». Le début de la campagne électorale pour l’exécutif parisien ?

« La maire sortante doit être la dernière personne à rentrer dans l’arène »

« Ce n’est pas le temps de la campagne électorale mais celui de la pré-campagne. Ce n’est pas encore le temps de la confrontation mais le temps de la réflexion. Et Paris en Commun n’est pas un pré-comité de soutien […] et ce n’est pas un outil au service de la candidature d’une personne qui disparaîtra après son élection », a réagi Jean-Louis Missika. « La maire sortante doit être la dernière personne à rentrer dans l’arène », a-t-il ajouté.



Pour Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la maire de Paris, « ce n’est pas une campagne électorale ». « Nous voulons mettre à profit ce temps pour penser l’après, la transformation urbaine et le faire collectivement », a-t-il insisté. « Nous allons nous appuyer sur le bilan et l’expérience municipale, dont nous n’avons pas à rougir », a assuré de son côté, Célia Blauel, adjointe écologiste à l’environnement auprès d’Anne Hidalgo. Alors, à quand le lancement de la campagne ?

Il faut « avoir une vision claire de l’offre et des sensibilités politiques »

Il faut « avoir une vision claire de l’offre et des sensibilités politiques » avant de se lancer, a expliqué Jean-Louis Missika. En attendant donc la bataille municipale, ils organisent donc 27 ateliers articulés autour de thématiques comme « Climat, biodiversité : la Ville face à l’urgence environnementale », « Faire la fête ou dormir : quelle nuit voulons-nous ? », « Paris sale ou Paris salie : Mêmes combats, quelles solutions ? », « La présence de sans-abri et de campements de réfugiés dans les rues de Paris est-elle une fatalité ? », « Le touriste, ami ou ennemi ? » ou encore « Les Parisiens sont-ils des Parisiennes comme les autres ? ».

Outre les élus, Paris en Commun compte des experts, des personnalités de la société civile comme le président d’Action contre la faim, Thomas Ribemont. Mais aussi Audrey Pulvard. « Les sujets de Paris en Commun ne vont pas nous occuper pour le petit rendez-vous de 2020 mais dans les années à venir », a-t-elle dit. Ensemble, ils voulaient montrer ce jeudi, un visage d’unité en faisant le moins de commentaires possible sur leurs adversaires. Une petite attaque a tout de même été lancée à l’encontre de Gaspard Gantzer et  sa proposition de supprimer le périphérique. « Certains s’amusent, d’autres s’étonnent », a ironisé Jean-Louis Missika, avant de préciser « on ne va pas réagir à chaque pic de tel ou tel candidat représentant parfois une fraction d’électorat relativement faible ».