Incendie à Notre-Dame de Paris: Des ouvriers ont fumé sur l’échafaudage malgré l'interdiction

ENQUETE L’entreprise qui montait l’échafaudage autour de la flèche de la cathédrale a reconnu que certains de ses compagnons s’étaient « affranchis » de l’interdiction de fumer sur le chantier de Notre-Dame de Paris

20 Minutes avec AFP

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Les pompiers continuent d'arroser Notre-Dame de Paris au lendemain matin de l'incendie.
Les pompiers continuent d'arroser Notre-Dame de Paris au lendemain matin de l'incendie. — Marie de Fournas/ 20 Minutes

Des ouvriers se trouvant sur le chantier de Notre-Dame de Paris ont enfreint l’interdiction de fumer. C’est ce que reconnaît et « regrette » l’entreprise Le Bras Frères, qui montait l’échafaudage autour de la flèche de la cathédrale. Elle « exclut » cependant tout lien avec l’incendie de l’édifice.

« Effectivement, il y a des compagnons qui de temps en temps se sont affranchis de cette interdiction et on le regrette », a déclaré le porte-parole de l’entreprise, Marc Eskenazi, tout en assurant qu'« en aucun cas, un mégot mal éteint peut être à l’origine de l’incendie de Notre-Dame de Paris ».

Les enquêteurs auraient retrouvé sept mégots sur le site

Interrogés par la police dans le cadre de l’enquête pour déterminer les origines de l’incendie, ces compagnons ont reconnu qu’il « leur arrivait de fumer », a-t-il précisé, réagissant à un article du Canard enchaîné paru mercredi. L’hebdomadaire affirme que les enquêteurs ont retrouvé sept mégots sur le site.

« Il y avait effectivement une interdiction de fumer sur l’échafaudage », a poursuivi Marc Eskenazi. Mais si « cette interdiction était plus ou moins respectée », c’est qu’il était « un peu compliqué de descendre parce que ça prend du temps », a-t-il expliqué.

« Ce n’est pas en mettant un mégot sur une bûche en chêne qu’il va se passer grand-chose »

Pour autant, il est « hors de question » que cette négligence soit à l’origine de l’incendie, a-t-il insisté, faisant valoir que « si n’importe qui a déjà essayé d’allumer un feu de cheminée, ce n’est pas en mettant un mégot sur une bûche en chêne qu’il va se passer grand-chose ». « De toute façon, c’est exclu », a maintenu le porte-parole.

Evoquant par ailleurs la piste d’un feu provoqué par les moteurs électriques des ascenseurs de l’échafaudage, Marc Eskenazi a souligné que ces moteurs « ne posaient aucun problème ». « De toute façon, ils sont loin de la flèche alors que ce qui est établi c’est que l’incendie a démarré à l’intérieur de l’édifice », a-t-il argué.