Val-d’Oise : Le «violeur à la montre » condamné à 18 ans de prison pour avoir agressé douze femmes et adolescentes

JUSTICE Un homme a été condamné à 18 ans de réclusion pour avoir violé et agressé sexuellement douze adolescentes et jeunes femmes, en les piégeant de la même manière

20 Minutes avec AFP
— 
Celui que l'on appelle le
Celui que l'on appelle le — pompi / Pixabay

Le « violeur à la montre », jugé depuis le lundi 8 avril devant la cour d’assises du Val-d’Oise a été condamné à 18 ans de réclusion. Charles Capello comparaissait pour les  viols et agressions commis sur douze adolescentes et jeunes femmes entre 2003 et 2007. Toutes avaient été piégées de la même manière par le père de famille de 38 ans.

Ce dernier passait à l’acte lors de la pause du midi en suivant les jeunes femmes dans la rue. Il les abordait et parvenait à les attirer dans des coins isolés en leur demandant de l’aide pour retrouver sa montre, soi-disant coincée sous une pierre. C’est ce mode opératoire qui lui a valu le surnom du « violeur à la montre ».

Un homme avec une « bonne tête », qui « n’inspire pas la crainte »

Jeudi matin, l’avocate générale avait décrit dans son réquisitoire un homme d’un « abord plutôt sympathique », avec une « bonne tête », qui « n’inspire pas la crainte ». Mais, « quand il attaque, c’est Mr Hyde », avait dénoncé Ingrid Görgen. Il avait été arrêté en 2016, confondu par son ADN, treize ans après la première agression. L’accusé a beau « faire des efforts depuis son incarcération » et « dire qu’il est sur le chemin de la rédemption », elle a estimé sa « dangerosité persistante ».

Charles Capello a reconnu la majeure partie des faits, niant uniquement pour quatre d’entre eux être allé au-delà de l’agression sexuelle en les violant ou tentant de le faire. Il affirme ne plus avoir cédé à ses « pulsions » depuis 2007, assouvies selon lui en fréquentant des prostituées. Il contestait ainsi la dernière agression qui lui était imputée, contre une adolescente de 12 ans qui avait réussi à se dégager en 2015. Son avocat, David-Olivier Kaminski a indiqué que son client allait « très certainement » faire appel de la décision.

« Ce verdict c’est la fin d’un long tunnel »

Côté parties civiles, Maître Caty Richard, qui représentait quatre de ses victimes, a dit espérer que, « dans la ligne de ses déclarations et de ses demandes de pardon, il ne fasse pas appel et ne leur impose pas un deuxième procès ». « Pour elles, qui ont été tellement courageuses, ce verdict c’est la fin d’un long tunnel », a-t-elle ajouté.

Mme Görgen avait également requis un suivi socio-judiciaire de dix ans comprenant une injonction de soins et de travail, une demande retenue par la cour d’assises, qui a également interdit au condamné de travailler avec des mineurs.