Illustration d'un plateau de cantine scolaire.
Illustration d'un plateau de cantine scolaire. — SERGE POUZET/SIPA

SOCIETE

«La cantine à 1 euro»: Dans les Hauts-de-Seine, de nombreuses communes l’appliquent déjà

En septembre, le président de la République avait annoncé la « stratégie nationale » de lutte contre la pauvreté, doté de 8,5 milliards d’euros. Parmi les mesures promises, la cantine à un euro

La secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Santé, Christelle Dubos, a annoncé ce dimanche le lancement des petits-déjeuners gratuits pour les élèves des quartiers défavorisés dans huit académies test à partir du 17 avril, avant leur généralisation en septembre.

Parallèlement, « la cantine à 1 euro » sera lancée « d’ici à fin avril », selon son cabinet. « Les communes qui s’engagent recevront une aide de l’Etat de 2 euros par repas, sachant qu’il coûte en moyenne 4,50 euros. Ça concernera jusqu’à 10.000 communes », précise Christelle Dubos dans une interview au Journal du Dimanche (JDD). Dans les Hauts-de-Seine, ce principe s’applique déjà. « Nous n’avons pas attendu le gouvernement pour le faire et beaucoup d’autres mairies le font », commente-t-on auprès de 20 Minutes, à l’accueil enfance de la ville de Malakoff.

Un euro depuis deux ans

Selon Le Parisien, 27 des 36 communes des Hauts-de-Seine avaient déjà mis en place des tarifs équivalents ou inférieurs à 1 euro le repas pour les quotients familiaux les plus faibles. A Malakoff par exemple, le tarif est passé de 99 centimes à 1 euro il y a maintenant deux ans pour la tranche la plus basse. Et c’est à Fontenay-aux-Roses que familles les plus modestes bénéficient des plus bas tarifs dans les cantines scolaires, avec des repas à 0,16 euro, rappelle de son côté le quotidien.

Contacté par 20 Minutes, le conseil départemental des Hauts-de-Seine précise que pour les collèges la tarification de la cantine est également proposée à partir de « 1 euro ». Plus précisément avec un prix du repas à 0,64 euro pour les revenus les plus bas.

« Une mesure de bon sens »

Concernant les petits-déjeuners gratuits, promis dans le cadre d’un plan annoncé par Emmanuel Macron en septembre, le calendrier est plus précis : « Le 17 avril, avec Jean-Michel Blanquer, nous annoncerons leur mise en place dans huit académies test : Amiens, Toulouse, Montpellier, etc. Puis, en septembre, sur tout le territoire », selon la secrétaire d’Etat.

« Dans les zones défavorisées, un enfant sur dix arrive en classe le ventre vide. Il n’a donc pas les mêmes chances d’apprentissage qu’un camarade qui a le ventre plein. Mettre en place le petit-déjeuner à l’école, c’est une mesure de bon sens qui s’attaque aux racines des inégalités », commente Christelle Dubos.

A Malakoff, la gratuité du petit-déjeuner ne s’applique pas. « Nous ne l’avons pas encore mis en place. Toutefois, nous constatons peu de fréquentation dans le périscolaire, le matin. Cette mesure est sans doute plus pertinente dans les zones rurales qu’en Ile-de-France », indique-t-on à l’accueil enfance de la ville de Malakoff.