Val-d'Oise: Le «violeur à la montre» jugé pour les agressions de douze femmes et adolescentes

JUSTICE Arrêté en décembre 2016, l’homme de 38 ans utilisait le même mode opératoire pour piéger puis agresser ou violer ses victimes.

20 Minutes avec AFP

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Le «Violeur à la montre» parvenait à les attirer dans des coins isolés en leur demandant de l’aide pour retrouver sa montre, soi-disant coincée sous une pierre (illustration).
Le «Violeur à la montre» parvenait à les attirer dans des coins isolés en leur demandant de l’aide pour retrouver sa montre, soi-disant coincée sous une pierre (illustration). — turkish414/ Pixabay

Un homme de 38 ans est jugé à partir de ce lundi devant la cour d’assises du Val-d’Oise pour les viols et agressions commis sur douze adolescentes et jeunes femmes entre 2003 et 2007. Toutes ont été piégées de la même manière par ce père de famille.

Ce dernier procédait lors de la pause du midi en suivant des jeunes femmes ou des adolescentes dans la rue. Il parvenait à les attirer dans des coins isolés en leur demandant de l’aide pour retrouver sa montre, soi-disant coincée sous une pierre. Un mode opératoire qui lui a valu le surnom du « violeur à la montre ».

Les agressions se sont déroulées dans le Val-d’Oise, les Yvelines, l’Oise et à Douai dans le Nord. Les victimes de ce violeur en série avaient entre 12 et 31 ans au moment des faits.

En cavale pendant plus de 10 ans

Malgré un portrait-robot et un ADN, il a échappé à la police pendant plus de 10 ans. Les enquêteurs de l’Office central pour la répression des violences aux personnes et la police judiciaire de Cergy sont finalement parvenus à l’arrêter en décembre 2016.

Une des victimes appartenant à la communauté des gens du voyage, aurait confié à sa mère avoir déjà aperçu son agresseur dans un camp. Les enquêteurs ont finalement fait le rapprochement avec un homme. Placé en garde à vue, il a fini par reconnaître les faits, évoquant des pulsions.

Susceptibles de se tenir à huis clos

Son procès doit durer deux semaines. La plupart des parties civiles étant mineures au moment des faits, les débats sont susceptibles de se tenir à huis clos. Une agression contre une adolescente de 12 ans qui avait réussi à se dégager en 2015 lui est pourtant imputée. L’avocat de la jeune fille, Me Christian Gallon, est persuadé que l’accusé « allait faire la même chose qu’avec les autres ».

Pour Me Caty Richard, avocate d’une partie civile âgée 14 ans lors de son agression, le procès donne aux victimes la « possibilité de se retrouver face à celui qui a été pendant longtemps un fantôme ». « C’est important pour elles de l’entendre reconnaître les faits », ajoute-t-elle.

L’avocat de la défense, Me David-Olivier Kaminski n’a pas souhaité s’exprimer avant l’ouverture des débats.