Paris: Le «harceleur à la couronne» du métro visé par une enquête

SOCIETE L'homme qui travaillait comme animateur vacataire à la Mairie de Paris est sous le coup d'une enquête, révèle «Libération»

R.L.
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Une station de métro (illustration).
Une station de métro (illustration). — Clément Follain / 20 Minutes

Il sévissait depuis près de quatre ans dans les couloirs. Le « harceleur à la couronne » du métro parisien – qui travaillait comme animateur vacataire à la Mairie de Paris – est sous le coup d’une enquête, révèle Libération. 

« Kiss me, I’m the king »

Depuis 2017, des femmes dénonçaient chaque mois, voire chaque semaine, la présence d’un homme en particulier, qui harcèlerait et tenterait d’embrasser de force des femmes dans le métro, expliquait-on dans cet article. L’individu est jeune, mince, et porte sur la tête une couronne en plastique du fast-food Burger King (BK), et tient dans ses mains une pancarte siglée « Kiss me, I’m the king ».

Contactée par 20 Minutes, la RATP assurait à l'époque avoir connaissance du problème et être complètement engagée dans la lutte contre le harcèlement dans les transports. En vain pour ce cas. La solution est venue du côté de la Mairie.

Ouverture d’une enquête

Selon les informations de Libération, le 9 janvier, une Parisienne appelle la Mairie car elle croit avoir reconnu sur les photos qui circulent sur Twitter l’homme qui s’occupe de ses enfants lorsqu’ils sont à l’école. Après vérification, l’homme est bien un animateur vacataire qui travaille depuis 2014 dans les 5e et 13e arrondissements de la capitale, au contact des plus jeunes, note le quotidien.

La Mairie de Paris, qui a mis fin aux fonctions de l’homme en question, a saisi le procureur de la République sur la base de l’article 40 du code de procédure pénale. Celui-ci impose à tout « fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit » d’en avertir le procureur de la République, précise le quotidien. Une source confirme à Libération qu’une enquête a été ouverte, et confiée à la brigade des réseaux franciliens.