Jawad Bendaoud condamné en appel à un an de prison pour «menaces de mort»

SOCIETE Cette condamnation intervient deux jours avant la décision dans son procès en appel pour «recel de malfaiteurs terroristes»

20 Minutes avec AFP

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Jawad Bendaoud devant le tribunal de Bobigny, le 25 avril 2018.
Jawad Bendaoud devant le tribunal de Bobigny, le 25 avril 2018. — Alain JOCARD / AFP
  • C'est à la sortie de ce procès, le 5 décembre, qu'une altercation s'était produite entre Jawad Bendaoud, qui comparaissait alors libre, et Sarah Z.
  • Jawad Bendaoud avait nié ces menaces.

Deux jours avant son procès Jawad Bendaoud a été condamné mercredi à un an de prison avec maintien en détention par la cour d'appel de Paris qui le jugeait pour des «menaces de mort» contre une victime des attentats du 13 novembre 2015.

« Je vais te tuer »

Cette condamnation intervient deux jours avant la décision dans son procès en appel pour «recel de malfaiteurs terroristes». Après avoir été relaxé dans ce dossier en février 2018, il a en effet été rejugé en novembre et décembre pour avoir logé deux djihadistes du 13-Novembre, dont Abdelhamid Abaaoud, l'un des cerveaux présumés des attaques qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.

C'est à la sortie de ce procès, le 5 décembre, qu'une altercation s'était produite entre Jawad Bendaoud, qui comparaissait alors libre, et Sarah Z., une victime des attentats qui venait de témoigner. Celle-ci l'a accusé de l'avoir menacée de mort dans les couloirs du palais de justice: «Je vais te tuer. Tu vas voir ce que je vais te faire», l'a-t-elle accusé d'avoir dit.

Jawad Bendaoud a lui nié ces menaces. Lors du premier procès pour «menaces de mort», le 11 décembre, il a affirmé lui avoir dit: « Evite de dire que je suis coupable alors que tu ne sais pas si je suis coupable».

La condamnation a été aggravée en appel, passant de 6 mois de prison à un an avec maintien en détention. Il sera donc dans le box des prévenus vendredi pour entendre la décision de la cour d'appel. Il a toujours clamé son innocence, affirmant qu'il ne savait que les deux hommes qu'il hébergeait étaient des djihadistes du 13-Novembre.