Paris: Les «déboulonneurs» de retour devant la justice

SOCIETE Sept militants avaient été condamnés le 9 novembre 2016, après une action contre des écrans animés publicitaires à Gare de Lyon. Le procès en appel se déroule ce mercredi

R.L.

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La balance de Thémis, symbole de la Justice. (Illustration)
La balance de Thémis, symbole de la Justice. (Illustration) — Superstock/Sipa

« Pour nous, il n’y a pas eu de dégradations », affirme Me Muriel Ruef, avocate des membres des « déboulonneurs ». Sept militants de ce collectif anti-publicité ont été condamnés en première instance le 9 novembre 2016, après une action contre des écrans animés publicitaires à Gare de Lyon (12e arrondissement). Le procès en appel se déroule ce mercredi après-midi.

« Attention à la pub en descendant du train »

Le 2 mai 2015, dans la gare parisienne, sept militants inscrivent des messages sur six écrans publicitaires tels qu’« attention à la pub en descendant du train », « agression visuelle », « la pub tue », « liberté de réception » ou encore « la pub pollue nos rêves ». Ils sont interpellés par la police. La SNCF se porte alors partie civile.

Lors du procès en première instance, six d’entre eux ont été déclarés coupables des deux infractions : « groupement en vue de préparer des dégradations de biens » et « dégradation de panneaux publicitaires ». Ils ont été condamnés à une amende de 200 euros chacun. Le dernier militant qui portait le mégaphone a, lui, été déclaré coupable de la première infraction et condamné à 100 euros d’amende. Enfin, ils ont tous été condamnés à verser « solidairement » 1 euro de dommages et intérêts à la SNCF.

« Nous restons confiants »

Ce mercredi, l’avocate demande la relaxe pour les sept militants. « Ce qui se nettoie n’est pas dégradé. C’est sali mais pas dégradé. Pour eux, leur action s’inscrit même dans une démarche de "regradation" », explique-t-elle, « relativement confiante »

En raison d’une erreur de procédure, le procès en appel prévu en janvier a été renvoyé à ce mercredi. « Ce n’est que partie remise. Comme un nombre grandissant de citoyens, nous restons confiants dans le pouvoir judiciaire pour agir contre les crimes de la pub, qui sont en lien direct avec le désastre climatique », estimait l’une des prévenues à l’époque. Le collectif des Déboulonneurs revendique le soutien de personnalités du monde associatif et d’élus, notamment Danielle Simonnet élue (LFI) conseillère de Paris et Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement.

Le tribunal affiche les Déboulonneurs