Paris: Les sucettes de publicité de retour dans la capitale, Clear Channel remplace JCDecaux

SOCIETE Ce marché de 1.630 panneaux a été confié pour cinq ans

R.L.

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Un panneau publicitaire –dit «sucette»– JCDecaux à Paris. (Illustration)
Un panneau publicitaire –dit «sucette»– JCDecaux à Paris. (Illustration) — E. HENNEBICQ/SIPA

Les « sucettes » qui ont été démontées en 2018, vont revenir avec un autre prestataire. Selon une délibération consultée par Le Parisien, JCDecaux a perdu le nouvel appel d’offres de la mairie de Paris portant sur le marché des panneaux d’affichage publicitaire, au profit de son concurrent américain Clear Channel.

Une offre de 34 millions d’euros

Ce marché de 1.630 panneaux a été confié pour cinq ans. Selon le quotidien, le groupe a fait une offre de 34 millions d’euros, soit 2 millions d’euros de plus que l’ancien concessionnaire, assortie d’une part variable de 70 %. La ville peut donc compter sur près de 170 millions d’euros de recettes garanties pendant les cinq ans du contrat.

Ce nouveau marché des mobiliers urbains d’information sera examiné au Conseil de Paris qui se tient en avril. Les élus écologistes voteront contre. En 2018, quand le Conseil d’Etat avait validé l’annulation d’un contrat avec JCDecaux, les élus avaient un tout autre projet. « Cette décision va permettre de libérer beaucoup d’espace. C’est l’occasion de mettre de la nature en ville », affirmait à 20 Minutes, David Belliard, président du groupe.

La formation politique demandait en effet qu’une étude de faisabilité soit menée pour pouvoir planter un arbre à l’emplacement de chaque panneau déposé, permettant ainsi de « contribuer à l’objectif de la municipalité parisienne de planter 20.000 arbres à Paris d’ici à 2020 ». Ce sera finalement à nouveau, de la publicité​.

Vers la pub numérique? 

Selon les écolos, en plus de remettre de la publicité dans la ville, les nouveaux mobiliers sont prévus, dès que le cadre réglementaire le permettra, pour accueillir de la publicité numérique. «

La ville a d’ores et déjà engagée la révision de son RLP dans le seul but d’y rendre légal la publicité numérique. Et quand on sait que seul.e.s les écologistes y sont opposé.e.s, on peut craindre que le gouvernement saute sur l’occasion des Jeux Olympiques pour faire voter une loi d’exception qui le permettrait », alerte dans un communiqué David Belliard.