Seine-et-Marne: L'homme qui avait violé une octogénaire condamné à 8 ans de prison

JUSTICE Presque 13 ans après les faits, la cour d’assises de Seine-et-Marne, à Melun, a condamné un homme à 8 ans de prison pour le viol d’une femme de 86 ans.

M.F
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Mains d'une personne âgée. Illustration.
Mains d'une personne âgée. Illustration. — Sabine van Erp

Un homme de 42 ans a été condamné à 8 ans de prison par la cour d’assises de Seine-et-Marne pour viol d’une personne vulnérable, rapporte Le Parisien. En juin 2006, alors qu’il était âgé d’une trentaine d’années, il avait violemment agressé une femme de 86 ans à son domicile à Claye-Souilly.

Ce jour-là, l’accusé boit beaucoup d’alcool avec des amis pêcheurs. Sur le chemin du retour, il se rend au domicile de cette vieille dame sans enfant, qui travaille à la paroisse. Il la violente, la bâillonne avec un ceinturon avant de la violer​. Le magistrat évoque les nombreux hématomes sur son visage. L’expert-psychiatre qui avait rencontré la vieille dame en 2006 décrit une personne « chétive », mesurant 1,50 m et pesant 46 kg.

Confondu par son ADN en 2014

L'agresseur, un père de famille, ne sera interpellé qu’en 2014, confondu par un prélèvement ADN alors qu’il est condamné pour des violences conjugales. Son ex-femme l’accusait également de violences sexuelles. La vieille dame, morte en 2015, ne connaîtra jamais l’issu du procès, ni les raisons du geste de son agresseur.

« Il ne s’explique pas donc je suis obligé d’en rester aux hypothèses. A mon avis, il ne s’agit pas de gérontophilie. Il était dans la colère et la frustration. Je pense qu’il a cherché une victime de rechange et l’alcool l’a désinhibé », a estimé lors du procès l’expert psychiatre.

L’avocat général qui avait demandé une peine de 7 ans de prison, avait pointé du doigt le manque d’efforts de l’individu. Après sa condamnation en 2014, ce dernier n’a pas respecté l’obligation de soins. De plus, lors de sa mise en examen en 2016 pour le viol de l’octogénaire, il n’a pas respecté son contrôle judiciaire. La peine, à laquelle l’avocat de la défense a annoncé qu’il ferait appel, a été assortie d’un suivi sociojudiciaire d’une durée de 4 ans.