Municipales 2020 à Paris: Urine, crotte de chien… «L’amende doit passer à 200 euros», selon Gaspard Gantzer

POLITIQUE Gaspard Gantzer, candidat à la mairie de Paris, veut faire de la propreté à Paris, une priorité

Romain Lescurieux

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Gaspard Gantzer a lancé son mouvement "Parisiennes, Parisiens", le 11 octobre 2018 en vue des municipales de 2020.
Gaspard Gantzer a lancé son mouvement "Parisiennes, Parisiens", le 11 octobre 2018 en vue des municipales de 2020. — Alain JOCARD / AFP
  • La ville de Paris dépense 500 millions d’euros par an pour la propreté de la capitale. S’il est élu, Gaspard Gantzer veut « investir massivement – 200 millions d’euros sur six ans – dans la mécanisation et la robotisation » pour nettoyer la capitale.
  • « Je garantis que ceux qui se prendront une amende de 200 euros parce qu’ils ont laissé une déjection canine ou uriné contre un mur, ne le feront pas deux fois », assure le candidat à la mairie de Paris.

« Paris est dégueulasse ». Gaspard Gantzer, candidat à la mairie de Paris, persiste et signe. « Cela fait quarante ans que je vis à Paris et j’ai assisté à une forte dégradation au cours des dernières années, car la ville est de plus en plus dense, avec de plus en plus de touristes, et parce que les gens ne respectent pas l’espace public qui, plus il est sale, moins il est respecté. Et aussi parce que le service public est défaillant », explique-t-il à 20 Minutes.

« L’Hôtel de ville a longtemps été dans le déni sur ces questions. Il a fallu que les rats envahissent la ville pour que la mairie prenne la mesure du problème », tacle l'ancien conseiller en communication de François Hollande et collaborateur de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris.

« Il faut un électrochoc »

En 2019, de nouvelles mesures ont été déployées la mairie pour rendre la Ville encore plus propre avec notamment des poubelles inaccessibles aux rats, ou encore un renforcement des équipes le soir et d’urgence. La ville continue de dépenser 500 millions d’euros par an pour la propreté de la capitale. A noter que les 4.800 agents en charge du nettoiement et de la collecte des déchets sont regroupés en plus de 100 ateliers répartis dans les vingt arrondissements. Insuffisant pour Gaspard Gantzer ? « A l’évidence. Il faut un électrochoc. Le service public de la propreté n’est plus adapté et efficace », répond-il.

« Il faut en faire une priorité et l’assumer. C’est le premier devoir d’un maire de nettoyer la ville. Il faut conserver le système de collecte des ordures mais la priorité c’est le nettoiement des rues au quotidien. Il n’y a pas assez d’hommes et de femmes sur le terrain et ils ne disposent pas des outils efficaces. Ils ont des balais et des sacs plastiques, c’est comme si vous décidiez de nettoyer votre appartement avec une brosse à dents. » Selon lui, « il faut investir massivement dans la mécanisation et la robotisation et acheter des véhicules intelligents pour asperger de l’eau et aspirer ». Une nouveauté ?

En 2018, dans le cadre de la mise en œuvre du « plan de renforcement de la propreté », la mairie de Paris a déployé de nouveaux engins, notamment 170 nouvelles laveuses et aspiratrices de trottoir dont 25 modèles hybrides ou électriques, répartis sur tous les arrondissements de la capitale. « Ce n’est pas assez. Ce que je propose, c’est à l’échelle de mandature : c’est d’investir 200 millions d’euros sur six ans, pour acheter du matériel intelligent et agile », assure Gaspard Gantzer, qui veut aussi être plus « sévère » avec ceux qui ne respectent pas l’espace public.

Des contraventions multipliées par trois

Épanchements d’urine, déjections canines… « Il faut tripler les contraventions », annonce Gaspard Gantzer à 20 Minutes. Depuis 2015, ce type d’incivilités, coûte en effet 68 euros. Avec Gaspard Gantzer, l’amende passerait donc à 200 euros. « La personne qui ne peut pas se retenir et fait ses besoins dans la rue, c’est 200 euros », s’exclame-t-il. Ces amendes, qui sont actuellement dressées par la brigade de lutte contre les incivilités, seraient du ressort de la police municipale, selon le candidat à la mairie de Paris.

« Je garantis que ceux qui se prendront une amende de 200 euros parce qu’ils ont laissé une déjection canine ou uriné contre un mur, ne le feront pas deux fois », précise-t-il. Pour lui, le jet de mégot resterait à un tarif de 68 euros mais la question d’augmenter le tarif pourrait aussi se poser. « La montant d'une amende est fixé par l'Etat et non par l'Hôtel de ville », rappelle-t-on du coté de la mairie de Paris.