Ile-de-France: Cantine bio, coton équitable et insertion… La région passe à l’achat responsable

ECONOMIE Ce mercredi matin, le conseil régional doit voter une nouvelle politique d’achat de la région Ile-de-France. Cette dernière se veut responsable à différent niveaux.

M.F

— 

Illustration d'une cantine à Paris.
Illustration d'une cantine à Paris. — POUZET/SIPA

En mai 2018, la région Ile-de-France signait une charte « d’achat responsable ». Un engagement concrétisé ce mercredi matin par le vote de la nouvelle stratégie Achats responsables. Une transition déjà préparée et amorcée assure Stéphane Salini, le vice-président de la région chargé des finances.

« Nous allons continuer à développer les achats responsables. Par exemple les derniers uniformes des agents de lycée viennent tous de filières coton issues du commerce équitable, détaille Stéphane Salini. Nous avons également changé les critères de sélection des voitures du parc de la région pour qu’il y ait moins de diesel. »

Simplifier et faire des économies

Une centrale d’achat doit également être créée. « Nous souhaitons par exemple que toutes les cantines de nos lycées proposent des produits 100 % franciliens et 50 % bios. Jusqu’à présent, chacun passait ses propres commandes. Avec cette centrale on va pouvoir travailler plus simplement avec les producteurs franciliens, réfléchir à ce que l’on veut comme bio et le proposer à tous les lycées. »

Mutualiser les achats permettra aussi à la région dans certains cas, de réaliser des économies. « Nous avons déjà fait un achat groupé de matériel informatique pour les lycées. Au lieu que chacun fasse sa commande de son côté, ils nous ont fait part de leurs vœux et nous avons négocié la commande finale. On a ainsi fait cinq millions d’économie », explique Stéphane Salini qui précise que sur l’objectif de 100 millions d’euros d’économie fixé par la région d’ici 2021, 50 millions ont déjà été réalisés en deux ans.

Ouvrir des marchés aux PME et TPE

La région assure également qu’elle va continuer à ouvrir des marchés aux PME et TPE. « Nous les encourageons à travailler avec nous. En 2018, 88 % des entreprises à avoir obtenu des marchés avec nous étaient des PME et de TPE, contre 64 % en 2016. Une grande partie d’entre elles sont franciliennes. »

Concernant l’achat de marchés, la région entend soutenir l’économie sociale et solidaire en ajoutant de nouveaux critères dans les appels d’offres. « Pour chaque marché que l’on passera, on obligera les entreprises à inclure des heures d’insertion pour les personnes en recherche d’emploi. » D’autre part, les entreprises ne seront plus seulement sélectionnées sur le prix et le dossier et le dossier technique, mais également sur des critères d’insertions qu’elles pourront librement proposer. Enfin certains marchés seront réservés aux structures d’insertions, « c’est-à-dire des structures employant par exemple des personnes au chômage de très longue durée ou avec des handicaps », conclut Stéphane Salini.