«Gilets jaunes» à Paris : Un premier kiosque incendié sur les Champs-Elysées samedi a rouvert

DÉGRADATIONS Lors de l’acte 18 des « gilets jaunes » samedi, sept kiosques ont été incendiés, dont cinq totalement détruits, sur les Champs-Elysées et dans les rues adjacentes

20 Minutes avec AFP

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Le kiosque à journaux situé au 101 de l'avenue des Champs-Elysées a été incendié samedi lors de la manifestation des
Le kiosque à journaux situé au 101 de l'avenue des Champs-Elysées a été incendié samedi lors de la manifestation des — Jacques Witt/SIPA

Le premier kiosque incendié samedi sur les Champs-Elysées lors de lamanifestation des « gilets jaunes », a rouvert ce mardi matin. Il s’agit de celui se trouvant en face du magasin Louis Vuitton au n°101 de l’avenue. La kiosquière Michèle Petterlin-Brigaut, a pu reprendre « partiellement » son activité, a-t-elle indiqué à l’AFP.

Comme trois autres kiosques calcinés, le kiosque a été enlevé dans la nuit pour être remplacé. Ils seront reposés et rouverts « dans les jours à venir », a indiqué Médiakiosk​, la société qui gère ces points de vente à Paris.

22 kiosques saccagés

Sept kiosques avaient été incendiés samedi, dont cinq totalement détruits, sur les Champs-Elysées et dans les rues adjacentes. Au total, 22 kiosques ont été saccagés à Paris en cette journée de manifestations, selon Médiakiosk avec des tags, des vitres brisées ou des rideaux arrachés. Des cagnottes en ligne, ouvertes depuis samedi pour soutenir les kiosquiers, rassemblaient mardi midi quelques milliers d’euros.

L’Alliance de la presse d’information générale, qui rassemble 300 journaux, a demandé mardi dans un communiqué « que toutes les mesures soient prises pour que de telles actions ne se renouvellent pas ». Elle en a appelé « aux pouvoirs publics pour assurer la sécurité de la distribution et de la vente de la presse, quelles que soient les circonstances ».

27 commerces pillés et 124 dégradés

Venu à la rencontre des kiosquiers sinistrés lundi matin, le ministre de la Culture Franck Riester avait salué la « mission de service public essentielle » qu’ils remplissent.

27 commerces ont été pillés et 124 dégradés, a précisé lundi le Premier ministre Edouard Philippe. Le préfet de police de Paris et le directeur de la sécurité de proximité de l’agglomération ont été remplacés depuis.