Municipales à Paris: Bournazel (Agir) assure qu'il sera candidat

POLITIQUE Candidat malheureux à la primaire de la droite en 2013, l'élu de centre-droit Pierre-Yves Bournazel s'est officiellement déclaré candidat lundi

20 Minutes avec AFP

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Pierre-Yves Bournazel (LR) tracte sur un marché de la 18e circonscription.
Pierre-Yves Bournazel (LR) tracte sur un marché de la 18e circonscription. — C. LEMKE / 20 MINUTES

« Je suis candidat à la mairie de Paris. Le moment est venu de faire émerger une nouvelle génération au service d’une offre politique inédite pour Paris », explique l’ancien secrétaire national de l’UMP Pierre-Yves Bournazel, 41 ans, dans un entretien au Parisien.

« C’est une candidature indépendante des partis », a ajouté celui qui siège avec Les Républicains et Indépendants au conseil municipal de Paris et avec Agir, allié d’En Marche à l’Assemblée nationale.

Les candidatures se multiplient pour succéder à la maire PS Anne Hidalgo, qui n’a pas encore officialisé sa candidature : à droite (Rachida Dati et Jean-Pierre Le Coq chez LR), chez En Marche (avec Mounir Mahjoubi, Hugues Renson, Julien Bargeton, Anne Lebreton, et probablement Benjamin Griveaux ou encore Cédric Villani). Mais aussi à gauche avec Nicolas Nonnet-Oulaldj chez les communistes, tandis que les écologistes auront un candidat choisi à l’issue d’une primaire organisée le 1er juin.

« Lutter contre la pollution, la densification »

Interrogé par Le Parisien sur l’organisation d’une primaire à droite, suggérée par la cheffe de file du groupe LRI (Les Républicains et Indépendants) Florence Berthout, Pierre-Yves Bournazel a balayé cette hypothèse. « Je suis candidat devant les Parisiennes et les Parisiens qui seront les seuls, dans un an, à juger les candidats, leur projet, leur authenticité, leurs compétences », justifie-t-il, estimant que le scrutin municipal de « 2020 doit mettre fin au système des partis ».

L’ancien porte-parole d’Alain Juppé lors de la primaire des LR en 2016 a commencé à avancer ses pions fin février, en dézinguant le bilan d’Anne Hidalgo, citant entre autres « le fiasco de Vélib, l’arrêt unilatéral d’Autolib, des failles juridiques sur les voies sur berges, la fin des panneaux Decaux, passerelles au-dessus de la Seine, le doublement de la dette pendant cette mandature ».

Son projet ? « Lutter contre la pollution, la densification, mettre en place une police municipale armée, apaiser l’espace public, déstresser les Parisiens, lutter contre l’insalubrité », énumère auprès de l’AFP le candidat, qui publie mercredi son premier livre Revoir Paris (éditions Fayard).