Municipales à Paris: Mounir Mahjoubi officialise sa candidature à l'investiture LREM

ELECTIONS Il doit d'abord être élu au sein de son parti pour représenter LREM, face à d'autres poids-lourds du parti

20 Minutes avec AFP

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Mounir Mahjoubi, le 14 février 2019 à Paris.
Mounir Mahjoubi, le 14 février 2019 à Paris. — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Il l’avait déjà laissé entendre dans plusieurs prises de parole ces derniers mois. Cette fois, c’est officiel.  Le secrétaire d'Etat au numérique Mounir Mahjoubi est candidat à l’investiture de La République en marche (LREM) aux municipales de 2020 à Paris, comme il l’a affirmé ce mercredi dans un entretien au Parisien.

« Oui, je serai candidat à l’investiture. (…) Certains n’osent pas le dire, mais il ne faut pas avoir de fausse pudeur. Je serai candidat dès que le processus de désignation sera ouvert », dit-il, précisant qu’il quittera le gouvernement « en juin » en cas de désignation.

Le logement comme priorité

Interrogé il y a quelques jours par l’AFP sur les potentiels candidats, Mounir Mahjoubi avait estimé que parmi les candidats possibles LREM les plus cités – le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, le député de l’Essonne Cédric Villani et lui-même –, « celui qui part du plus bas c’est moi, mais celui qui monte le plus haut c’est moi aussi ».

Dans le Parisien, il cite le logement comme la priorité de la prochaine mandature. « Je propose immédiatement une solution d’hébergement aux sans-abri pour accélérer leur réinsertion », détaille-t-il. « La solidarité est un bon investissement. Pour cela, il faut créer un fonds auquel contribueront les citoyens qui le peuvent, les entreprises parisiennes et même le maire. Je m’engage à y consacrer 20 % de mon salaire pour donner l’exemple ».

Mounir Mahjoubi critique au passage la politique de logement social de la maire actuelle Anne Hidalgo (PS). « Quand la mairie achète un quatre-pièces au prix du marché pour le reconventionner ensuite en HLM, elle ne crée pas un nouveau logement, elle dépense juste de l’argent public », assène-t-il, assurant encore que « du foncier existe encore aux franges de Paris et aux alentours. »