Paris: Des patrouilles de gendarmes réservistes dans les bus de grande couronne

TRANSPORTS Des patrouilles de gendarmes réservistes vont être déployées dès le mois d'avril dans les bus de la grande couronne d'Ile-de-France

20 Minutes avec AFP

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Des patrouilles de gendarmes réservistes vont être déployées dès le mois d'avril dans les bus de la grande couronne. (Illustration)
Des patrouilles de gendarmes réservistes vont être déployées dès le mois d'avril dans les bus de la grande couronne. (Illustration) — B. C. / 20 Minutes

Des patrouilles de gendarmes réservistes seront déployées à partir du mois d’avril dans les bus des quatre départements de la grande couronne parisienne. Elles seront menées dans le Val-d’Oise et la Seine-et-Marne, puis dans l’ensemble des départements de grande couronne (Yvelines et Essonne), a indiqué ce mercredi 13 février Ile-de-France Mobilités.

Au total, 1.000 gendarmes seront déployés à bord et à proximité des transports en commun, sur un financement de la région de plusieurs centaines de milliers d’euros. Chaque patrouille sera constituée de trois réservistes de la Garde nationale et un militaire en fonction. Ils pourront procéder à des fouilles de bagages et des contrôles d’identité.

Un dispositif pour lutter contre la fraude

Une expérimentation a déjà été menée entre octobre et fin décembre dans le Val-d'Oise, avec trois patrouilles par semaine, avec pour conséquences un « effet immédiat constaté dans la lutte contre la fraude » et l’absence d’incidents recensés lors des patrouilles. Mais hors des créneaux de présence des gendarmes, une dizaine d’incidents a été recensée (jets de projectile, vols, rixe…), précise IDF Mobilités.

Ces patrouilles s’ajoutent à plusieurs mesures déjà votées par la région Ile-de-France comme le déploiement de la vidéosurveillance dans les transports, les recrutements d’agents de sécurité et de médiation.

La reconnaissance faciale bientôt expérimentée

Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, a par ailleurs confirmé sa volonté d’expérimenter la reconnaissance faciale « pour la sécurité antiterroriste », avec des caméras installées dès maintenant à l’entrée de gares. Elle a notamment jugé « utile de repérer les terroristes recherchés par les services antiterroristes avant qu’ils ne montent dans les trains ». Cette idée avait déjà été évoquée, début février, devant la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat, soulignant que la reconnaissance faciale n’était aujourd’hui autorisée « que dans les aéroports », et regrettant « un degré différent de protection entre les trains et les avions ».

Les élus Front de Gauche siégeant au conseil d’administration d’IDF Mobilités ont dénoncé « un projet fou et liberticide », qui pose « un enjeu de protection des données et de l’atteinte aux libertés individuelles extrêmement sérieux ».