Pour la Saint-Valentin, les roux et les rousses vont se faire tirer le portrait

RED POWER Après avoir sillonné la Bretagne, le photographe Pascal Sacleux pose son appareil au musée Henner, à Paris, ce jeudi

Jérôme Gicquel
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Illustration de la série de portraits réalisés en Bretagne par le photographe Pascal Sacleux.
Illustration de la série de portraits réalisés en Bretagne par le photographe Pascal Sacleux. — Pascal Sacleux
  • Le photographe Pascal Sacleux organise un grand shooting photo jeudi au musée Henner à Paris pour la Saint-Valentin.
  • Comme il l’a déjà fait en Bretagne, il invite toutes les personnes rousses à venir se faire tirer le portrait.
  • En août, Pascal Sacleux a organisé le premier festival consacré aux roux en Bretagne.

Pascal Sacleux n’en a pas fini avec les roux. Ce jeudi, à l’occasion de la Saint-Valentin, c’est au musée Jean-Jacques Henner à Paris que le photographe posera son appareil pour « shooter » les personnes rousses qui le souhaitent. L’endroit n’est pas choisi par hasard. Le musée, situé dans le 17e arrondissement, propose en effet depuis la fin janvier une grande exposition baptisée Roux ! De Jean-Jacques Henner à Sonia Rykiel, visible jusqu’au 20 mai.

« Le musée va se transformer en territoire roux », s’amuse le photographe. A la fin du mois, il prendra la direction du Jura pour un shooting photo en bas des pistes à la station des Rousses (ça ne s’invente pas).

Pour dire stop au racisme anti-roux

Depuis plus de deux ans, « le gourou de la roussitude », comme l’ont surnommé ses amis, « vit roux, mange roux et dort roux ». Tout a démarré au printemps 2017 avec une série de portraits exposés dans le hall de l’aéroport de Rennes. L’objectif est alors artistique, le photographe, lui-même roux, souhaitant mettre en images « la roussitude » et témoigner de la beauté des personnes rousses.

Mais très vite, son projet a pris une dimension sociale. En sillonnant la Bretagne, Pascal Sacleux a entendu la souffrance de ses semblables, victimes de moqueries et d’insultes quotidiennes. Ses séances photos collectives ont alors pris des airs de thérapie de groupe. « Les personnes étaient contentes de se retrouver entre roux, sans se sentir exclues pour une fois. Il y avait une espèce de bienveillance et de joie ambiante dans ces séances photo collectives que j’ai eu envie de faire perdurer », confiait il y a quelques mois le photographe à 20 Minutes.

Son festival des roux aura une seconde édition cet été

Devenu le porte-étendard de la cause des roux, Pascal Sacleux a même poussé le bouchon un peu plus loin en organisant cet été le Red Love, le premier rassemblement de roux en France.

« On a attiré environ 1.500 personnes, et pas que des roux. C’était vraiment une réussite », assure-t-il. Le festival aura d’ailleurs le droit à une seconde édition le 24 août à Châteaugiron, au sud de Rennes.