Paris: Nouveaux territoires et partenaires... La ville lance sa seconde Nuit de la Solidarité

SOCIETE Dans la nuit du jeudi à vendredi, la mairie de Paris organise la deuxième édition de la Nuit de la Solidarité. De nouveaux territoires ont été ajoutés à la démarche

Romain Lescurieux

— 

Un SDF avec son chien, à Paris, le 15 janvier 2019.
Un SDF avec son chien, à Paris, le 15 janvier 2019. — Clément Follain
  • L’an dernier, 3.035 personnes avaient été comptabilisées dans l’espace public parisien.
  • Comme l’an passé, les équipes seront munies d’un questionnaire.
  • Cette année, les personnes dans les parkings et les parcs et jardins seront recensées.

David dit « Dada » ne « calcule même plus depuis combien d’années il est dans la rue ». Ce sans-abri « vit dans une cabane » en plein cœur du 2e arrondissement. Saturation du 115, « de moins en moins de maraudes »… David assis près d’un supermarché ce mardi matin mise sur la solidarité des habitants qui lui ramènent des sacs de couchage ou encore de la nourriture. L’an dernier, à la même époque, il ne se souvient pas avoir été approché par des bénévoles de la Nuit de la Solidarité.

« En février 2018, nous avons décompté 3.035 personnes et je pense que nous n’avons pas vu tout le monde », reconnaît Dominique Versini, adjointe à la solidarité d’Anne Hidalgo. À l’occasion de la seconde édition de la Nuit de la Solidarité, la mairie de Paris et ses partenaires - la SNCF, la RATP, l’AP-HP, Paris Habitat, les parkings Indigo et SAEMES - vont procéder dans la nuit de jeudi à vendredi à un nouveau « décompte des personnes en situation de rue » sur l’ensemble de la capitale. « Une population extrêmement diverse », précise l’élue.

353 secteurs contre 344 l’an dernier

L’an dernier, environ 2.000 personnes dont 1.700 bénévoles ont arpenté les rues de la capitale pour décompter les sans-abri à l’occasion de la Nuit de la Solidarité. Plus de 3.000 personnes – 88 % d’hommes et 12 % de femmes - avaient été comptabilisées dans l’espace public parisien. Un chiffre « probablement très en dessous de la réalité », indiquait Bruno Julliard, alors premier adjoint.

Comme l’an passé, les équipes seront munies d’un questionnaire et poseront des questions – après avoir expliqué l’opération – aux sans-abri, à la condition qu’ils acceptent la démarche. Notamment : « Où pensez-vous passer la nuit ? », « Depuis combien de temps êtes-vous dans cette situation ? » ou encore « Appelez-vous le 115 ? ». Et ce, afin « de mieux connaître les besoins ». Il sera demandé aussi l’âge, le sexe mais pas la nationalité.

Cette année, il s’agira de constituer plus de 360 équipes composées de 5 bénévoles, réunissant professionnels et citoyens, qui iront dans l’espace public – 353 secteurs contre 344 l’an dernier – dont les salles d’attente des urgences, les gares et les stations parisiennes du métro, les bois de Boulogne et Vincennes, les halls, caves d’immeubles, et les zones de campement indique la mairie. Mais aussi les parkings et les parcs et jardins. Une première. « Nous aurons une vision plus élargie de la situation », assure Dominique Versini.