Pacôme Rupin, député et porte-parole de LREM Paris.
Pacôme Rupin, député et porte-parole de LREM Paris. — SIPA PRESS

INTERVIEW

Paris: Pour LREM, il faut «une police municipale d'arrondissements», certains agents dotés d'«une arme létale»

Pacôme Rupin, député et porte-parole de La République en marche Paris, explique à « 20 Minutes » le projet de création d’une police municipale dans la capitale en cas de victoire aux municipales du candidat LREM en 2020…

  • Vendredi, la maire de Paris Anne Hidalgo a annoncé sa volonté de créer une police municipale en 2020. Lors de la campagne des municipales 2014, elle était contre.
  • Ce lundi, LREM présente sa consultation auprès des Parisiens et des Parisiennes. Le parti présidentiel est favorable à la création d’une police municipale. Pacôme Rupin, son porte-parole à Paris, en détaille les contours.

Alors que la maire de Paris, Anne Hidalgo a décidé de créer une police municipale en 2020, munie de matraques « Tonfa », la République en marche en dit davantage sur son ambition au sujet de cette thématique.

Les élus tiennent ce lundi soir une réunion au Trianon (18e arrondissement) pour présenter les « attentes » des Parisiens et des Parisiennes après des semaines de consultation « Paris & Moi ».Dans ce cadre, le parti présidentiel va détailler les contours de la police municipale telle qu'il l'imagine. Pacôme Rupin, député et porte-parole de LREM Paris, explique pour 20 Minutes, que c'est l'une des « promesses phares » de leur campagne à venir.

Quelle est la proposition d’En Marche sur la police municipale?

Nous voulons créer une police municipale d’arrondissements. Nous pensons qu’il faut décentraliser la ville de Paris sur les questions qui concernent la proximité, le quotidien des Parisiens et la gestion de l’espace public. Nous avons une recrudescence des incivilités ces dernières années. Cette thématique est beaucoup ressortie dans notre consultation « Paris et Moi ». La priorité des Parisiens, c’est d’arrêter de délaisser les rues. Pour ça, il faut des services de propreté décentralisés et des forces de police municipales qui auront comme priorité de s’assurer de la sûreté et du respect de l’espace public.

Quelles attributions et pouvoirs pourront-ils avoir ?

En plus de la verbalisation, ils pourront intervenir sur les nuisances sonores par exemple. Ils pourront également interpeller. L’idée c’est d’avoir une présence policière plus grande qui fasse respecter les règles et qui fasse diminuer l’insécurité. Enfin, on doit avoir une police municipale en mesure aussi d’agir le plus rapidement possible dans les transports en commun, si besoin.

Quel serait l’effectif ?

Aujourd’hui, on a 18.000 policiers nationaux et 3.800 agents de la ville. L’objectif serait d’arriver assez rapidement à 5.000 policiers municipaux, en reprenant les 3.800 agents et en recrutant davantage pour avoir une police formée et visible et efficace de sur le terrain.

Une question revient régulièrement dans ce débat… Quid de l’armement de ces éventuels policiers municipaux ?

L’armement, c’est un débat plus secondaire pour nous. On pense qu’une police municipale bien formée ne doit pas nécessairement être armée. Par contre il peut y avoir certains policiers municipaux avec une arme létale, à partir du moment où ils ont toutes les certifications, les formations et le suivi nécessaire. Il n’y a aucun débat, ni tabou, là-dessus.